Chronique Plein Air 1: In Memoriam Sir Edmund Hillary 1919-2008

Le monde de l’alpinisme est en deuil, je pourrais mĂȘme dire la planĂšte entiĂšre. Le premier homme Ă  avoir conquis l’Everest (8 848 mĂštres) s’est Ă©teint hier Ă  l’ñge de 88 ans suite Ă  une crise cardiaque Ă  l’hĂŽpital d’Auckland en Nouvelle-ZĂ©lande. Avec son ami et sherpa Tensing Norgay (mort en 1986) ils ont foulĂ© le toit du monde le 29 mai 1953 Ă  11h30. Cet homme hors du commun avec ses 1,90m et une capacitĂ© pulmonaire de 7 litres (la moyenne humaine est de 5 litres). Ce grand homme a consacrer sa vie au magnifique peuple sherpas en construisant des Ă©coles et des hĂŽpitaux. Lorsque l’on fait le trek du camp de base on peut se rendre compte, dans les petits villages, de sa grande bontĂ©. Il a luttĂ© aussi pour le prĂ©sevation des site Himalayens.

L’explorateur modeste a aussi participĂ© Ă  plusieurs expĂ©ditions dont une en Antarctique pour l’installation de la base Scott (recherche scientifique) et amenĂ© le premier vĂ©hicule par voie terrestre en 1958. L’apiculteur qui en Ă©tait Ă  sa deuxiĂšme tentative le jour mĂȘme que la reine Élisabeth fut couronnĂ©e et quelques jours plus tard il Ă©tait anobli par cette derniĂšre.

Se rendre au camp de base (5 300 m) est dĂ©jĂ  un bel exploit pour le commun des mortels, ayant vĂ©cu ce trek en 2001 je peux vous affirmer que j’en ai arrachĂ© et souffert un coup. On avait tout le matĂ©riel high tech, des cuisiniers, des sherpas, et mĂȘme des yacks bref c’était le luxe si on se fie Ă  ce qu’ils ont pu vivre en 1953, du matĂ©riel trĂšs rudimentaire et trĂšs lourd, peu ou pas de connaissance de la montagne car is Ă©taient les premiers Ă  y aller et en plus il a grimpĂ© au topĂ  8 848 mĂštres. Je crois que le mĂ©rite est immense sans rien enlever au 3 500 autres qui ont admirĂ© le toit du monde.

Voici ce qu’il a dit en arrivant sur l’Everest :Eh bien, nous l’avons eu, le salaud.

Bonne ascension lĂ  haut Hillary

Attache ta tuque le Rebull Crashed Ice s’en vient en ville

Dans la cĂŽte de la Montagne on s’affaire dĂ©jĂ  pour la populaire course du Redbull Crashed Ice qui aura lieu le 26 janvier prochain. Le trajet sera Ă  toute fin le mĂȘme que l’an dernier, il partira du ChĂąteau Frontenac pour se terminer Ă  la Place Royale quelques 535 mĂštres plus loin. Cette annĂ©e des modifications ont Ă©tĂ© apportĂ©es comme le fameux dĂ©part qui sera juchĂ© Ă  plus de 40 pieds dans les airs, plus de sauts, on a ajoutĂ© des escaliers, des virages plus serrĂ©s et plus d’écrans gĂ©ants. La troisiĂšme Ă©dition a donnĂ© la chance Ă  plus de 2200 athlĂštes canadiens de se qualifier pour l’épreuve ultime, de ce nombre, 100 ont Ă©tĂ© retenus.

Les RĂ©seaux TVA et TSN prĂ©senteront le show en direct oĂč le Canada pourra voir ses fous sur lames dĂ©valer la cĂŽte casse-cou Ă  plus de 60 km/h. Le tout sera cĂŽlturer par le concert de Three Days Grace Ă  place de l’HĂŽtel de Ville (face Ă  la CathĂ©drale).

Voici le RBCI en chiffres:
*Un trajet de 535 mĂštres de long par 5 mĂštres de large
*75 000 personnes sur place
*2200 candidats
*100 élus
*85 Canadiens
*15 d’origines Finlandaises, Autrichiennes, Suisses et 1 Mexicain !!!
*En 2007 c’est 138 millions de publcations dans le monde et le film a Ă©tĂ© prĂ©sentĂ© dans 112 pays
*21 caméras de télévision

QuĂ©bec doit garder cette compĂ©tition car c’est une vitrine mondiale qui ne coĂ»te rien, le nouveau maire RĂ©gis Labeaume veut signer une entente de 3 ans avec la compagnie de boisson Ă©nergisante. Une nouvelle qui fera des heureux dans le monde touristique et sportif, les amateurs de la vieille capitale ont besoin du RBCI, elle qui ne s’est jamais remise de la mort des Nordiques. On parle mĂȘme d’un circuit mondial en 2009 en attendant, le Redbull a prĂ©vu deux rendez-vous en 2008; QuĂ©bec le 26 janvier et Davos le 9 fĂ©vrier. Pour plus d’informations cliquez sur Redbull Crashed Ice dans les liens. À SUIVRE…

En attendant la date ultime voici un souvenir de 2007

Chronique d’un Berthelais 1: Faits gĂ©ographiques et historiques de Berthier-sur-Mer


Pour commencer ces sĂ©ries de chroniques sur Berthier-sur-Mer et ses environs. Les sujets y seront variĂ©s : l’histoire, les activitĂ©s et tout simplement la vie dans le coin.

Aujourd’hui je vous prĂ©sente les faits gĂ©ographiques et historiques qui ont marquĂ©s Berthier-sur-Mer. Si il y a des informations erronnĂ©es faites moi le savoir et je me corrigerai aussitĂŽt. En faisant mes recherches j’en ai beaucoup appris sur le village que j’habite depuis prĂšs de 4 ans, moi arrivant de l’est Cap-Saint-Ignace (1974-1999) et transitant pendant 5 ans Ă  Montmagny (1972-1974 et 1999-2004).

Les Armoiries:

La conception des armoiries s’inspire de la gĂ©ographie de la rĂ©gion. Les barres ondĂ©es alternativement blanches et bleues reprĂ©sentent le fleuve Saint-Laurent. La bande verte symbolise les forĂȘts et l’agriculture. Elle est courbĂ©e pour faire allusion aux endroits plus montagneux et aux anses du fleuve. Le bleu du haut reprĂ©sente le ciel. La barre blanche entre le bleu et le vert a surtout pour objet de trancher clairement entre ces deux couleurs. Elle pourrait aussi faire allusion aux pistes cyclables qui peuvent servir Ă©galement au ski l’hiver. Le soleil surplombant le tout est essentiel aux activitĂ©s rĂ©crĂ©atives aussi bien qu’Ă  l’agriculture. Il se dĂ©gage de l’ensemble une impression d’eau, de verdure et d’ensoleillement, tout ce qu’il faut pour faire plaisir aux vacanciers.

La tĂȘte de taureau du cimier fait allusion aux armoiries des Berthier du PĂ©rigord d’oĂč provenait le seigneur Alexandre Berthier alors que la feuille de chĂȘne rappelle les armoiries des Saint-Aignan de Normandie et le premier seigneur, Nicolas Marsolet de Saint-Aignan.

Données géographiques:

Superficie du territoire : 26,05 kmÂČ.

Population : 1 365 habitants auxquels s’ajoute plus de 1 000 rĂ©sidents en pĂ©riode estivale.
La municipalitĂ© de Berthier-sur-Mer est situĂ©e sur la rive sud du fleuve St-Laurent Ă  quelques 60 kilomĂštres Ă  l’est de QuĂ©bec. AccĂšs : Route 132 ou Autoroute Jean-Lesage (20). La municipalitĂ© Ă©tant situĂ©e sur le bord du fleuve, et ayant des abris naturels (Anse de Bellechasse, Anse Verte, plage de Berthier, Trou de Berthier), les principales occupations des habitants Ă©taient l’agriculture (culture du blĂ©, du seigle) et la navigation dont plusieurs capitaines demeuraient Ă  Berthier. Les marins de notre paroisse travaillaient sur de petits bateaux au service du gouvernement fĂ©dĂ©ral, sur des drageurs et de petits cargos. Ils ont toujours eu la rĂ©putation d’ĂȘtre courageux, travailleurs adroits de leurs mains et toujours disposĂ©s Ă  aider leurs compagnons, mais difficiles Ă  commander et attachĂ©s Ă  leurs idĂ©es d’une façon tenace, d’ou le surnom de  » Casque de fer « . Maintenant on les surnommes Berthelais.

Données historiques:

1637 (28 mars) Concession d’une seigneurie (1/4 de lieue de front sur le Saint-Laurent, sur 1 1/2 lieue de profondeur) Ă  l’est du ruisseau Bellechasse, par la Compagnie de la Nouvelle-France Ă  Nicolas Marsolet de Saint-Aignan qui la nomme Bellechasse.

1672 (29 octobre) Reconcession de la seigneurie (2 lieues de front sur le fleuve sur 2 lieues de profondeur) par l’intendant Jean Talon Ă  Isaac de Villemure dit Alexandre Berthier qui la nomme Berthier-en-Bas.

1678 (3 octobre) Érection canonique de la paroisse Notre-Dame-de-l’Assomption-de-Bellechasse ; son territoire couvre une partie de la seigneurie de Berthier-en-Bas.

1719 Construction de l’Ă©glise Notre-Dame-de-l’Assomption.

1757 Nomination du premier curĂ© rĂ©sidant de Notre-Dame-de-l’Assomption

1813 (8 juillet) La seigneurie est louĂ©e par l’HĂŽpital GĂ©nĂ©ral de QuĂ©bec Ă  Claude DĂ©nĂ©chau par bail emphitĂ©otique d’une durĂ©e de 29 ans ; en contrepartie, DĂ©nĂ©chau s’engage Ă  reconstruire le moulin banal, Ă  payer une rente et Ă  fournir annuellement 450 monots de blĂ© Ă  l’HĂŽpital. DĂ©nĂ©chau fait construire son manoir en bordure du fleuve.

1845 (8 juin) Constitution de la municipalitĂ© de Notre-Dame-de-l’Assomption-de-Bellechasse.

1853 Un quai Ă©tait construit par le gouvernement fĂ©dĂ©ral. Des annĂ©es 1940 Ă  1960 il servit de port d’attache aux goĂ©lettes qui transportaient du bois de pulpe vers QuĂ©bec.

1855 (1er juillet) Constitution de la municipalité de la paroisse de Berthier-en-Bas

1971 La municipalité de Berthier-en-Bas adopte le nom de Berthier-sur-Mer.

LE DERNIER CONTINENT de Jean Lemire


De septembre 2005 Ă  novembre 2006, le Sedna IV, le voilier ocĂ©anographique du biologiste et cinĂ©aste Jean Lemire, jette lÂŽancre dans une pĂ©ninsule de lÂŽAntarctique. Pendant un an, le chercheur formera une grande famille « reconstituĂ©e » avec treize membres de lÂŽĂ©quipage dont François PrĂ©vost (Gagnant de La Course Destination Monde,94-95 et RĂ©alisateur de Ce qu’il reste de nous, 2004) de Montmagny qui agissait comme mĂ©decin Ă  bord. LÂŽexpĂ©rience est extrĂȘme : un an dÂŽisolement Ă  bord « dÂŽune prison dÂŽacier ». Un an oĂč ces « rĂ©fugiĂ©s climatiques », dĂ©fiant les effets de la promiscuitĂ©, observeront les consĂ©quences nĂ©fastes du rĂ©chauffement de ce continent qui joue un rĂŽle vital dans la machine climatique planĂ©taire, comme lÂŽexplique Jean Lemire dans lÂŽintroduction de ce film dÂŽaventures.

Ce film est empreinte d’Ă©motions sur le plan humain, les images y sont sublimes et les dĂ©cors Ă  couper le souffle. On voit qu’il est grand temps ou trop tard d’agir pour ralentir le processus du rĂ©chauffement planĂ©taire mais sans plus. J’aurais aimĂ© qu’on dĂ©veloppe davantage sur les animaux dans leurs milieux et voir les scientifiques Ă  l’oeuvre et qu’ils partagent leurs constats sur ce dĂ©sastre mondial et leurs solutions. Malheureusement on est restĂ© Ă  la surface du rĂ©el problĂšme. Personnellement, j’ai beaucoup aimĂ©. Ma note 4.5/5.

Jean Lemire est aussi l’auteur du magnifique livre Mission Antarctique paru aux Éditions La Presse.

Le dernier continent – trailler – rĂ©alisĂ© par Jean Lemire

www.lederniercontinentlefilm.com

Raquette à la Grande Coulée, Saint-Paul-de-Montminy


Aujourd’hui je suis allĂ© avec Marc (qui s’est rĂ©conciliĂ© avec l’hiver) mon partenaire de rando Ă  la Grande CoulĂ©e Ă  Saint-Paul-de-Montminy dans le Parc rĂ©gional des Appalaches. Cette montagne, un ancien centre de ski converti en Auberge SantĂ©, Applaches Lodge Spa (un trĂšs bel endroit pour relaxer). Une belle excursion Ă  une altitude 853 mĂštres et un dĂ©nivelĂ© d’environ 300 mĂštres. La tempĂ©rature y Ă©tait excellente avec une belle neige qui s’est intensifiĂ© au courant de l’aprĂšs midi. Vive l’hiver!!!

Pour informations: Parc régional des Appalaches

Northeast 115: RandonnĂ©e dans les White Mountains, New Hampshire



Depuis quelques annĂ©es nous allons faire de la RandonnĂ©e dans le Nord-Est des États-Unis. Le but de nos visites sont de gravir les 115 plus hauts monts (4000 footers) de la NORTHEAST. Nous en avons jusqu’Ă  maintenant une dizaine en poche. Mais avec la dĂ©termination que l’on a c’est certain que l’on va rĂ©ussir.

Voici quelques photos de notre dernier séjour (6 au 9 octobre 2007) dans la région du Mont Washington, NH.

Le 7 octobre nous avons grimpĂ© le mont Madison (1636mĂštres) et le mont Adams (1689 metres). Le dĂ©part s’est effectuĂ© de Applachia parking par la Valley Way dans la pluie mais le beau temps a rapidement pris le dessus. AprĂšs 2 heures de marche nous sommes arrivĂ© Ă  Madison Hut et nous avons pris le chemin du Madison vers 10h30 pour une montĂ©s assez facile. De retour Ă  Madison Hut pour le lunch, nous nous sommes dirigĂ© vers le Adams, la montĂ©e fut assez abrupte mais rĂ©alisable.

Le lendemain le 8 aprĂšs une nuit de pluie on devait s’attaquer au Monroe, au Franklin et au Clay par la Tuckerman Ravine depuis Pinkham Notch. AprĂšs un dĂ©but dans la pluie cette derniĂšre a cessĂ©e un peu avant notre arrivĂ©e Ă  Hermit Lake. Dans la bole du Tuckerman le sommet du Washington est perdu dans les nuages; rendu Ă  flanc de ce dernier le vent et la grĂȘle se mettent de la partie. Nous dĂ©cidons donc d’aller vers le sommet du Washington (plus haut sommet du Nord-Est des USA Ă  1917 mĂštres) pour aller dĂźner Ă  l’abri, un dĂ©tour de 2.5 km. AprĂšs le repas on rĂ©vise les plans, on va au Clay et si on a le temps on fera le Monroe. Pour ce qui est du Franklin; Just to bad ce sera pour une autre fois. On s’en va vers le Clay il vente Ă  prĂšs de 100km il y a de la brume trĂšs Ă©paisse il pleut et par bout c’est de la grĂȘle. AprĂšs quelques doutes d’ĂȘtre sur la trail du Clay nous continuons avec des suppositions d’ĂȘtre dans la bonne direction. Nous avons croisĂ© 2 plaques commĂ©moratives de 2 personnes qui sont dĂ©cĂ©dĂ©s (un homme en 1920 et une femme en…2007 hum… trĂšs rassurant). Rendu au sommet, 2-3 photos et on est reparti pour le Monroe. Mais aprĂšs quelques km dans des conditions trĂšs difficile oĂč il y a que Marc et moi sur le sentier on se rend compte que le Monroe ne sera pas possible il faut redescendre avant que la noirceur arrive car marcher dans la nuit ça peut aller mais pas dans des conditions semblables. Une journĂ©e pas trĂšs satisfaisante mais on a eu du fun malgrĂ© ces conditions excĂ©crables.

Le lendemain ce fut LA JOURNÉE du week end pour la rando malgrĂ© il fallait quitter pour midi pour retourner au QuĂ©bec. Au programme le Jefferson (1742 mĂštres, 3iĂšme plus haut sommet de la Northeast) le soleil Ă©tait au rendez-vous avec une tempĂ©rature d’octobre normale. AprĂšs avoir roulĂ© 40 minutes sur la Jefferson Notch Road nous voici au dĂ©part sur la Caps Ridge Trail qui nous mĂšnera vers le sommet. AprĂšs avoir traversĂ©e la forĂȘt la montĂ©e est devenue abrupte pour quitter la ligne des arbres et rejoindre les blocs de roches ou par endroit ce fut presque de l’escalade. Le sommet Ă©tait magnifique avec une vue Ă  perpĂ©tuitĂ© et du Fun Ă  100%.

Pour informations: cliquez sur Appalachian Mountain Club (liens)

Bienvenue sur Harold Guillemette Blog

Bonjour Ă  tous,

Ce Blog sera consacrĂ© au plein air, aux voyages, aux sports, aux photos et chroniques d’un Berthelais.

Have Fun

Harold