Direction Kilimandjaro. Partie 2: Karibu Meru (bienvenue au Meru)

Parti de Shiphol airport d’Amsterdam et emprisonné 8 heures dans un avion c’est long. Il est 20h30 quand nous arrivons à l’aéroport Kilimandjaro d’Arusha, c’est alors que nous foulons le sol africain dans la noirceur et le doute. L’attente de recevoir notre visa est très longue car la dame responsable des visas se contre fou des photos (moi qui avait fait des pieds et des mains pendant des jours pour avoir la photo réglementaire pour l’Afrique). Elle, c’est le cash qui l’intéresse! Après 45 minutes sur une autoroute très peu éclairée nous arrivons au Meru Mbega Lodge situé à la porte du parc national d’Arusha, un bel hôtel dans la verdure. Un bon repas nous attendait: pizza végétarienne accompagnée d’une Kilimanjaro froide…

 6 août 2012

 Jambo (salut en swahili) Premier levé en sol africain, après un déjeuner complet nous sommes prêt pour une première tournée dans les environs. C’est en se rendant vers le départ de notre première randonnée qu’on se rend compte que les rues sont envahie par les gens qui déambulent sur le long de la route. La poussière rouge africaine domine le panorama, tout est inachevé, c’est-à-dire les maisons, les travaux. Les hommes sont tous accotés et font du social sans pression tandis que les femmes sont affairées aux tâches quotidiennes. Je crois que le stress est n’existe pas dans ce pays. Ce peuple a compris quelque chose.

couturière africaine

 Nous marchons Wa-Arusha une tribu Masai, vivant de l’agriculture. Cette randonnée nous amène dans le village à travers la vie quotidienne des gens. Accompagné d’enfants sympathiques et farceurs qui recherchent un peu de nourriture et d’attention. Nous nous rendons à une impressionnante chute, le sentier traverse et longe une rivière. À notre arrivée on a droit à un magnifique spectacle, la chute mesure plus de 100 mètres et un repas est le bienvenu, nous en profitons pour en partager une partie avec les enfants qui nous suivaient. J’ai vu mon premier serpent (sticker), beau, petit, mais très dangereux. Ce fut une extraordinaire journée pour se dégourdir les jambes, apprendre à connaître les membres du groupes. Un 15 km différent et une impression de marcher sur une autre planète. De retour au lodge nous avons pas de temps à perdre, il faute mettre la touche finale à notre expédition pour le Meru d’une durée de 4 jours, une belle façon de se préparer en altitude pour le prestigieux Kilimandjaro.

stickerchute Tanzanie

 7 août – Départ pour le Meru  et Miriakamba Hut 2514 mètres

 Départ pour le parc national d’Arusha après un rush bagage de dernière minute. Dès notre arrivée, des girafes, des buffles et des zèbres nous accueil à l’entrés du parc c’est magique et grandiose. Pour cette randonnée nous serons accompagné par un ranger armé qui ouvrira le convoi afin de garantir la sécurité de tous au cas où l’on croiserait un lion ou autres bêtes dangereuses. Dès le départ dans une jungle luxuriante nous croisons des petits colobes perchés à la cime des arbres. Nous marchons la tête en l’air pour les admirer. Chaque pas est une nouvelle découverte, nous sommes en Afrique et j’ai du mal à y croire. La journée s’est bien déroulée, une montée de 1014 mètres sans difficulté technique. Nous sommes arrivé à la hut vers 16h00 sans trop de fatigue. Le soir un bon repas nous est servi par les cuisiniers. L’ambiance est festive, les gens vivent les moments au maximum.

Miriakamba

8 août – -direction Saddle Hut 3570 mètres (Petit Meru 3820 mètres)

Saddle Hut

 Petit Meru TZ

Départ à 8h00, on sait que l’altitude va nous frapper dans corps et/ou dans la tête. Le sentier est surchargé de monde, l’international est au rendez-vous; russes, espagnols, anglais sont au rendez-vous. Le trois quarts de la montée de 1 000 m. de dénivelé se passe très bien, le rythme est bon et la bonne humeur est de mise. La cadence va diminuer vers la fin alors qu’il nous reste 1-2 km à faire, il est 14h00 quand on arrive à la Saddle hut (3820m.) après un 6 heures de marche dans le pur bonheur. Le dîner est servi à la joie de tous, une option nous est offerte: grimper un petit 300 mètres supplémentaire afin de fouler le Petit Meru juché à plus de 3820 mètres. Marc et moi embarquons pour cette heure et demi de plus de randonnée. Dans le fond aussi bien y aller, on reviendra probablement pas, alors GO au petit Meru. C’est accompagné de Daniel notre guide Massai sympathique comme pas un, il nous fait rire tout au long de cette montée! Rendu au sommet la vue y est pas mal mais parsemé de quelques nuages. Le défi en valait le coût, une acclimatation pour la dernière poussée du lendemain.

 9 août – direction sommet, le Socialist Peak, 4 566 mètres

Socialist Peak Un dur levé à 1h00 afin de se préparer pour le départ de 3h00. La motivation n’est pas au rendez-vous et un mal de tête persistant me ralenti. Lampe frontale sur la tête il est temps de partir dans la noirceur, la première heure est un enfer pour moi, un genre de marteau piqueur qui martèle mon cerveau à chacun de mes pas. Je suis le dernier loin derrière le groupe qui eux marche avec aplomb et assurance. J’arrête, je prend une advil, 15 minutes ont passé et je me sens dèjà mieux, l’énergie revient et la bonne humeur aussi. Alors que je rattrape le groupe, à ma grande surprise à 4000 mètres d’autres ralentissent et même plusieurs rendus au bout du rouleau au point de ne plus être capable de transporter leur sac. Moi je feel super bien à l’aube, le Kili se réveille derrière nous dans la rougeur africaine qui le rend incroyablement sublime.

Kilimandjaro vu du Meru

En équilibre sur la crête, nous avons aussi la chance d’admirer le hash cône, un volcan éteint depuis environ 100 ans, c’est la première fois de ma vie que je vois un volcan, c’est beau et gigantesque, je ne voudrais pas qu’il s’enrage pour cracher sa lave. Voilà que 30 minutes plus tard nous atteignons le sommet à plus de 4500 mètres, ça fait 10 ans que je n’ai rushé dans l’altitude, la respiration est plus ardue mais l’ivresse du sommet me fait oublier la misère, le ciel est d’un bleu parfait et la vue est à l’infinie sur cette Tanzanie qui me fascine. Après 30 minutes de contemplation et de prises de photos, il est déjà le temps de reprendre la route pour la Saddle hut. Le retour se fait à une vitesse impressionnante où nous avons pu apercevoir une antilope sur la crête…hallucination ou réalité? À vous de juger… La descente a durée environ 5 heures sans anicroche et avec un sentiment de devoir accompli. En tout cas, on a au moins la première étape de réussie et nous en sommes très fier de l’avoir fait sans problème. Le Kilimandjaro sera une autre affaire mais nous sommes prêt mentalement et physiquement à s’attaquer au toit africain. Vers 17h00 nous arrivons à la Saddle Hut pour un repos bien mérité.

Sur le toit du Meru

 10 août – Retour à la base

 Partis du camp à 3500 mètres pour redescendre à la plaine, à l’entrée du parc. Une descente de 4 heures dans un décor typique africain. Le rythme est excellent, le groupe de bonne humeur et en plus les babouins, girafes, buffles, phacochères, sont au rendez-vous. Un moment magique et inattendu où plusieurs babouins (50) relaxaient dans la plaine sans souci. Alors que nous arrivons à la fin une fête nous attendait afin de souligner cette première victoire africaine, un buffet, remise des pourboires pour toute l’équipe qui a vue à la logistique de cette aventure. Un diplôme fut remis à chacun de nous pour souligner cet accomplissement.

Vue du Kilimandjaro à 5h30 de la Saddle Hut, 3500 m.

Kilimandjaro TZ 2012-3

 Saviez-vous que :

Le mont Méru est un volcan Nord de la Tanzanie qui surplombe la ville d’Arusha. Avec 4 565 mètres d’altitude, il est le deuxième plus haut sommet du pays après le Kilimandjaro, le quatrième sommet le plus haut d’Afrique. En forme de fer à cheval ouvert vers l’est, le mont Méru a connu sa dernière éruption en 1910 faisant de lui un volcan toujours considéré comme actif.

Mont Méru est son nom traditionnel. Socialist Peak, son nom officiel, lui a été donné dans les premières années de la période socialiste en Tanzanie mais il est aujourd’hui peu utilisé.

Le mont Méru possède une certaine difficulté liée à la longueur de l’ascension, à l’altitude et au climat froid qui règne au sommet qui peuvent entraîner un épuisement, un mal des montagnes ou une hypothermie si l’équipement est inadéquat et que l’on a surestimé ses capacités.

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On parle de nous dans le journal de Québec

Mercredi dernier le journal de Québec publiait un article sur notre expédition au Kilimandjaro, Très bon article de Dany Gauthier.


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Certifications du mont Meru et du mont Kilimanjaro

 

 

Le Mont Washington à la Saint-Jean-Baptiste

La fin de semaine de la saint-Jean ce fut l’ascension du Mont Washington en compagnie d eMArc, Maryse et Michel. Le 24 juin nous avons attaqué le Washington par un temps parfait. Nous avons emprunté le Tuckerman Ravine, le plus beau mais pas facile…Après un déjeuner copieux à Pinkham Notch, nous étions prêt pour fouler cette trail mythique du Nord-Est des États-Unis.

Une montée constante mais plaisante, le plaisir était au rendez-vous et les québécois également, 80% des randonneurs venaient du Québec. Le lendemain nous avons attaqué le Jefferson dans la pluie, la grêle et le vent… donc pas de photos .

Voici quelques photos du Roi de la North East: Le WASHINGTON! 1928 mètres

Le Kilimandjaro pour la Sclérose en Plaques

Merci de votre générosité!!!


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On parle de nous dans le Peuple Côte-Sud

Cette semaine Diane Gendron du Peuple Côte-Sud parle de notre ascension du Kilimandjaro, excellent article!

 

 


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Raquettes, Porto et Chocolat à Stoneham

Samedi nous sommes allés faire de la raquette (je sais…en botte aussi ça marche!!!) à Stoneham, à la station touristique. Le plaisir dans tout cela? Marcher à noirceur dans les bois sous une température parfaite. Un petit 4km (facile) de pur plaisir organisé par Eco Aventure Monde, une compagnie de Québec. En plus, aux trois quarts du trajet une dégustation de porto et de chocolat nous attendait agrémenté d’un feu. Ce fut une expérience très plaisante et conviviale d’environ deux heures où tous et chacun avance à son rythme en suivant les petites balises lumineuses placées sur le long du sentier où l’on entendait la nature festoyer le printemps, une excursion que je recommande à tous les amateurs de plein air et tout ceux qui aiment sortir des samedis soir monotones.

Chantal, Marc, Harold et Diane autour du feu


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Le Kilimandjaro: dans moins de 5 mois

Le 3 août prochain nous partons vers une aventure exotique, qui est l’ascension du toit de l’Afrique. Voici quelques informations sur ce sommet tant convoité:

Le Kilimandjaro ou Kilimanjaro est une montagne située au nord-est de la Tanzanie et composée de trois volcans éteints : le Shira à l’ouest, culminant à 3 962 mètres d’altitude, le Mawenzi à l’est, s’élevant à 5 149 mètres d’altitude, et le Kibo, le plus récent géologiquement, situé entre les deux autres et dont le pic Uhuru à 5 891,8 mètres d’altitude constitue le point culminant de l’Afrique. Outre cette caractéristique, le Kilimandjaro est connu pour sa calotte glaciaire sommitale en phase de retrait accéléré depuis le début du XXe siècle et qui devrait disparaître totalement d’ici 2020 à 2050. La baisse des précipitations neigeuses qui en est responsable est souvent attribuée au réchauffement climatique mais la déforestation est également un facteur majeur. Ainsi, malgré la création du parc national en 1973 et alors même qu’elle joue un rôle essentiel dans la régulation bioclimatique du cycle de l’eau, la ceinture forestière continue à se resserrer. En effet, la montagne est notamment le berceau des pasteurs masaï au nord et à l’ouest qui ont besoin de prairies d’altitude pour faire paître leurs troupeaux et des cultivateurs wachagga au sud et à l’est qui cultivent des parcelles toujours plus étendues sur les piémonts, malgré une prise de conscience depuis le début du XXIe siècle.

Après la surprise engendrée dans le milieu scientifique avec sa découverte contemporaine par Johannes Rebmann en 1848, le Kilimandjaro a éveillé l’intérêt des explorateurs comme Hans Meyer et Ludwig Purtscheller qui parviennent au sommet en 1889 accompagnés de leur guide Yohanas Kinyala Lauwo. Par la suite, il a constitué une terre d’évangélisation que se sont disputée catholiques et protestants. Enfin, après plusieurs années de colonisation allemande puis britannique, il a vu l’émergence d’une élite chagga qui a été un pilier dans la naissance d’une identité nationale avec comme point d’orgue l’indépendance du Tanganyika en 1961.

Depuis, le Kilimandjaro est devenu une montagne emblématique, évoquée ou représentée dans les arts et symbolisée sur de nombreux produits à vocation commerciale. Elle est très prisée par les milliers de randonneurs qui réalisent son ascension tout en profitant de la grande diversité de sa faune et de sa flore.

Voici l’itinéraire de notre voyage:

Jours 1 et 2
Vol jusqu’à Arusha en Tanzanie.

Jour 3
Visite du village de Wa-Arusha.

Jours 4 à 7
Ascension du Mont Meru (4563m).

Jours 8 à 14
Ascension du Kilimandjaro (face nord), le plus haut sommet de l’Afrique (5895m).

Jour 14
Transfert à Arusha.

Jours 15 à 19
Safari de 4 jours et demi. (Serengeti, Ngorongoro, Lac Manyara)

Jours 19 à 20
Retour en après-midi à Arusha pour un départ vers Amsterdam en soirée et retour à Montréal.

 


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Le parc des chutes d’Armagh

La semaine passé nous somme allé visiter le parc des chutes d’Armagh. Nous l’avions déjà visité en hiver 2008, une autre perspective de ce parc où la maintenant la cycloroute de Bellechasse débute vers St-Henri.  Une belle randonnée en famille. Voici quelques photos de cette sortie plein air.

La Chute d’Armagh

Dans le tunnel

Au pied de la chute

Les boys dans le tunnel

Carte des sentiers


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43 monts et une canicule dans les White Mountains

La semaine dernière c’était notre semaine de rando annuelle pour Marc et moi, cette année cap sur le New Hampshire. Notre but était simple : s’approcher du chiffre magique de 48 des 4000 footers des White Mountains. Après un 6 heures route nous avons élu comme camp de base pour la semaine au Timberland Campground. Les nouveaux propriétaires sont d’une gentillesse incroyable, comme tous les américains rencontrer sur les sentiers.

 Jour 1- 17 juillet 2011 – Destination Guyot campsite

 C’est par un matin très chaud que nous avons emprunté la North Twin Trail, un sentier assez plat les 2 tiers et qui traverse la Little river à 3 reprises. Nous avons gravi le North et le South Twin, chose que nous avions réalisé il y a déjà deux ans. Sur l’énorme roche du North nous avions déjà 7 km de marché par une chaleur dont j’ignorais l’existence, dans ce coin ou la pluie est roi et maître!!! Comme nous avions l’objectif de faire le Bond, le West Bond, le Bondcliff et le Zealand tous le même jour, je regardais ma montre et je me disais : avec la cadence que l’on a ce sera l’enfer. Je crois qu’en cette journée nous avions deux vitesses : le neutre et le reculons. La tête était à la veille de me fendre comme une bûche sous le coup d’une hache. Après avoir traversé les Twins, le sentier s’est mis à monter graduellement sur 3 km vers le mont Guyot, un beau mont dénudé avec une brise comme je les aimes. Ils ne restaient que 1,3 km avant d’atteindre le camping, qui à ma grande surprise est gardé par un gardien qui charge un 8$ par hiker. Le gars reste là pendant 4 mois de temps. Il descend pour deux jours à tous les 12 jours. Si je calcule bien, 1 journée de descente et une autre pour remonter et le congé est terminé. Il faut être fort pour faire ce boulot… et aimer la solitude. Après avoir monté la tente je suis exténué et nous avons encore aucune montagne de gravit qui appartienne à la liste. Nous décidons de relaxer, en fin de compte c’est les vacances, demain nous rattraperons le temps perdu de cette première journée excécrable. Malgré un total de 13,5 km j’ai le physique à terre et pourtant le moral est au top!!! En cette première journée, il y a trois choses qui m’ont totalement ébloui, la première est de rencontrer un groupe de 6 adolescentes en longue rando (je croyais que les ados détestaient marcher) la seconde est de voir une fille qui marchait avec un gros sac à dos en sandale, pas de bâton de marche et troisièmement un gardien de camping dans le fin fond des bois!!!

 Jour 2 – 18 juillet 2011 – le Bond, le Bondcliff, le West Bond et le Zealand (Franconia-Pemigewasset)

 Lever à 5h30 du matin, nous sommes les premier levé, la journée s’annonce très longue, trop longue. Le mal de tête est toujours présent, mais il faut se qu’il faut, marcher et marcher. Départ à 7h00 seuls sur la Bondcliff Trail vers le premier sommet de la semaine : le Bond, à l’intersection du camping nous avons laissé les sacs pour les trois premiers sommets. La montée vers le Bond est un petit kilomètre facile sans tracas. Le sommet est dénudé et le vent fait sentir un mauvais présage des nuages qui s’accumulent. Le Bond est le 14e sommet des White Mountains avec ses 4698 pieds (1431 m.) Nous avons une  vue superbe sur le Bondcliff et on peut même apercevoir le Owl’s Head au loin comme une petit butte. Après une petite pause nous mettons le cap sur le Bondcliff le 30e plus haut de l’état avec  ses 4265 pieds (1299 m.), pour un 2 km dans le vent mais devant nous un paysage lunaire. Le Bondcliff est une montagne très spectaculaire par ses falaises très abrupte et son plancher de roches. Personnellement, je m’attendais pas à un spectacle du genre, je vous assure que le coup de foudre fut immédiat! Après ces émotions nous sommes revenus vers le Bond pour faire le crochet de 1 km sur le West Bond classé 16e à 4540 pieds (1383 m.) c’est à ce moment exact que la pluie a nous a chatouillé la tête et les nerfs… et du même coup l’horizon était gris, mais dans le cœur des montagnes la température fait de temps en temps et même souvent des soubresauts. Après un début de journée féerique la motivation était à son comble malgré une micro pluie. Il nous restait à faire le Zealand, pour cela il fallait retourner sur nos pas vers le Guyot 4580 pieds, sur le sommet nous avons emprunté la Twinway qui va nous mener au top du Zealand à plus de 4260 pieds ce qui en fait le 31e sommet du New Hampshire. Sur ce sentier de 2 km nous avons rencontrer beaucoup de gens du 3e âge qui s’adonnent à leur activité favorite, je leur lève mon chapeau en guise d’admiration, je souhaite bien en faire autant à cet âge. Sur le Zealand, il pleut et la vue est nulle dû à la présence de sapins. Nous revenons sur la Twinway pour repasser sur les Twins et redescendre vers la voiture pour encore plusieurs heures de marche et 15 km dans un sentier où les montées et les descentes abruptes se succèdent. Le rythme y est et la bonne humeur aussi, en tout cas beaucoup plus qu’hier et en bonus la pluie a cessée pour un certain temps. C’est après un total de 24 km et 11 heures de marche que nous rentrons  au Timberland Camping avec en poche 7 sommets dont 4 qui sont des 4000 footers. En deux jours : c’est 37,5 km que nous avons avalé, la semaine s’annonce chaude et c’est bien comme ça…

Marc sur le Bondcliff 

Jour 3 – 19 juillet 2011 – Le mont Waumbeck (North Country-Mahoosuc)

 Cette montagne est située dans le petit village de Jefferson, soit à une quinzaine de km de Gorham. Techniquement le Waumbeck culmine à 4006 pieds (46e), tout juste un 4000 footers, c’est par une journée très chaude, mon thermomètre oscillait les 30 °C, que nous avons emprunté la Starr King Trail, qui en passant l’entretient fait par le Randolph Mountain Club est impeccable. Une montée de 6 km qui nous rappelle que la montagne a déjà fait partie du quotidien des gens du siècle dernier. On y a croisé un puit avec ses raccords en début de parcours et une cheminée en bordure du Starr King (3914 pieds). Pour rejoindre le Waumbeck cela prend environ 2 heures de marche, un sentier que je considère facile et bien dégagé. Les deux montagnes sont boisées où les guêpes sont rois et maîtres. Une journée de 12 km qui a comblée nos attentes.

 Jour 4 – 20 juillet – 2011 Le mont Isolation (Presidential Range)

 Un mont qui porte bien son nom: Isolation, loin des autres de la Presidential, beaucoup de kilométrages pour un seul, mais bon…pas le choix!!! 8h00 nous partons de  Pinkham Notch par la Boott Spur Trail. Suite à une montée soutenue de 5 km pendant 2 heures sous une chaleur infernale et dans les blocs de roches,  mais qui en vaut la peine, un sentier qui nous dirige au-dessus de la ligne des arbres. Un décor enchanteur avec en prime une vue sur le majestueux Mont Washington, la plupart de randonneurs rencontrés s’en vont fouler le maître des White Mountains.

Le mont Washington et le fameux Tuckerman Ravine

Sur la crête, c’est la Davis Path qui nous mènera vers l’Isolation et du même coup je me rends compte que l’eau baisse à vue d’œil dans mes gourdes. Nous rencontrons un homme avec son fils, qui a déjà les 67 monts de la 4000 footers de la New England en poche, nous lui demandons s’il se rappellent qu’il y a des ruisseaux vers l’Isolation. Il me répond : Je ne le sais pas, mais ouvre mon sac et prends-toi de l’eau. Un gentlemen qui s’en allait pour la 25e fois sur le Washington…pourquoi? parce que c’est le plus beau!!! Il a tant raison. Effectivement de l’eau vers l’Isolation il y en a pas. J’ai dû la rationner tout la journée. Après 5,3 km nous avons foulé le sommet sous une chaleur accablante de 35 °C. À ma grande surprise la vue y est magnifique, on peut apercevoir le Washington, le Monroe, le Pierce, le Jackson, l’Eisenhower et au sud les Wildcats. Nous mangeons rapidement pour mieux revenir vers une source d’eau, peut-être plus bas…Nous revenons par la Davis Path pour faire un crochet sur la Glen Boulder Trail qui descend jusqu’à Pinkham Notch. À l’intersection des deux sentiers j’ai bu ma dernière gorgée d’eau en me disant : à la grâce de Dieu!!! En fait la chaleur et le soleil qui me plombait sur la tête. Sur la crête le processus de déshydratation se fait en accéléré. La Glen Boulder descend énormément et toujours pas de cours d’eau pour me soulager. Je peux vous affirmer qu’en 4 heures j’ai bu 100 ml d’eau et dans les 2 dernières aucune goutte…À force de descendre on commence à entendre un faible bruit d’un supposé ruisseau, on avance, on l’entend mais il est loin. Plus on s’en approche, plus le son est fort et le moral reprend vie. À l’arrivée il n’était pas question de filtrer, nous avons bu directement dedans, la température du corps a chuté pour la peine, cela a fait un bien inestimable, il est 17h00 et on en marre…Aujourd’hui nous avons parcouru 18,5 km. Je peux affirmer que c’est la canicule dans les White Mountains!!!

Jour 5 – 21 juillet 2011 – le Mont Cabot (North Country-Mahoosuc)

 Aujourd’hui c’est nuageux et très humide. Le mont Cabot est à l’horaire en passant par The Horn (3905) et The Bulge(3950). C’est par le sentier Unknown Pond que nous avons parti sur 3,5 km de montée facile et ensuite nous avons bifurqué sur la Kilkenny Ridge Trail pendant 5 km pour passer par le Horn, qui est à mon avis le beau point de vue de la journée, un gros rocher comme promontoire avec une belle vue sur les environ et le Cabot (4170). Quant aux sommets du Cabot et du Bulge, ils sont boisés. Cette randonnée s’est effectuée sous la menace de nuages et d’un vent humide et en prime de la sueur à volonté!!! Pour se rendre au Cabot nous avons marché 17 km aller-retour.

 Jour 6 – 22 juillet 2011 – les monts East Osceola et Osceola (Crawford Notch-Sandwich Range)

 Toujours étouffé par une chaleur désertique, aujourd’hui on double le plaisir en grimpant deux montagnes, l’effort en vaudra la chandelle. C’est par la Greeley Pond Trail que nous avons attaqué une montée aux enfer, c’est-à-dire que la montée était très abrupte et interminable…en fait presque…un 4,5 km de calibre mais plaisant qui nous a mené au East  Osceola (4156) et 1,6 km plus loin le  Osceola à 4340 pieds qui nous offrait un beau spectacle à plus de 36 °C sur la grosse roche plate. Sur le mont nous avons rencontré un hiker qui lui restait que 7 monts pour boucler la boucle, un peu comme nous!!! Une descente soutenue mais combien plaisante, un beau 12 km en totalité à l’ombre, sous les arbres. À maintes occasions on se dit blasé par la marche dans le bois à cause de la vue inexistante, mais aujourd’hui j’e suis bien heureux d’être à l’ombre.

 

La montée du East Osceola

Jour 7 – 23 juillet 2011  – Le mont Hale (Franconia-Pemigewasset)

 La dernière randonnée avant le départ, c’est au tour du Hale (4054) de se faire user le dos par nos bottes, qui sont toujours au sec depuis le début de la semaine. Par la Hale Brook Trail, c’est un petit 7 km de randonnée facile et de pur plaisir avec une bonne montée à la fin mais rien d’épeurant, elle nous mène vers le 37e sommet de l’état.

 Ce périple de 7 jour nous a permis de grimpé 17 monts dont 10 appartiennent aux 4000 footers NH et parcouru plus de 104 kilomètres. En somme, les attentes ont été comblées car nous avons plus de 43 monts de foulés depuis le début, il n’en reste que 5, l’objectif est à notre portée plus que jamais.

43 de complété, il n’en reste que 5…à suivre…

 Quelques informations pertinentes :

Pour se rendre : de Québec prendre l’autoroute 20 ouest, prendre la 55 direction Vermont, Sur l’autoroute 91 Sud  et prendre la sortie 19 pour rejoindre I-93 S en direction de Littleton NH et ensuite prendre la sortie 40 en direction de Bethlehem Twin Mt.

 Livre à recommander : White Mountain Guide (cartes incluses) de AMC

 Bon restaurant à Gorham : Mr Pizza

 Bon camping : Timberland Campground


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