Le côté épique de Charlevoix

L’été s’annonçait tranquille, les projets s’annulaient l’un après l’autre, la panique s’emparait de mon temps et mon calendrier blanchissait… J’ai pris le téléphone et j’ai appellé à la Traversée de Charlevoix, j’avais entendu dire que tout était booké de ce côté. Je me suis dis, je suis seul, des fois que… Mon feeling était bon, il y avait une place pour la fin juillet!!! HOURRA!!!! La Traversée de Charlevoix est un tronçon du sentier National et du sentier Transcanadien.

JOUR 1 ZEC DE LA MARTRE À LA MARMOTTE 19,1 KM

Le 31 juillet est enfin arrivé, je pars en direction de la Zec de la martre (route 381) à St-Urbain, lieu de départ de cette aventure solo. Chose que je n’avais pas fait depuis plus de 20 ans, partir seul en randonnée plusieurs jours avec moi même, question de faire de l’introspection comme disait un marcheur que j’avais rencontré aux Morios quelques temps avant. L’enregistrement fait et une revue de mon équipement dans le stationnement est une obligation. Tu sais, la peur d’avoir peur de manquer de quelques chose. Un petit détail oublié peut faire chavirer une expédition bien comme il faut. Départ 12h30 du stationnement de la zec. Un 19,1 km m’attends pour me rendre au chalet de la marmotte. Le premier 4 km est sur un chemin forestier qui se marche très bien où la cadence est à son maximum. Rendu au chalet de l’écureuil à 4 km, le sentier entre dans la forêt boréale et donne le choix d’aller vers le mont du lac à l’Empêche et Dufour ou vers le sentier de 106 km qui transitera vers différents refuges. Je dépasse un groupe de trois personnes et un chien en début de sentier que je salue à mon passage. J’y ai rencontré deux porcs-épics qui broutaient au milieu du sentier sans se soucier de la circulation piétonnière, c’est vrai j’étais seul au monde depuis plusieurs heures. J’avale les kilomètres de façon surprenante avec mes 30 livres sur mon dos et j’arrive au pieds des Morios, une montagne que j’affectionne particulièrement. J’y rencontre trois gars qui s’en allaient dormir au sommet, une aventure qui est maintenant défendue depuis quelques jours, ils étaient probablement dans les derniers autorisés à le faire. J’avance et la fatigue ne se fait même pas sentir, c’est vrai que mes pieds sont très léger car j’ai décidé pour la première fois de randonner en souliers de course, chose que je n’avais jamais osée! Mais très surpris de la liberté que mes pieds puissent avoir. Très confortable, car la chaleur est évacuée et plus malléable sur les racines. Finalement j’arrive au chalet de la marmotte à 16h30, déjà des randonneurs y sont rendus pour la nuit. Ils s’affairent au souper. Il y a Natasha (Ottawa)et Louis-Charles (Laval), deux randonneurs solos et Jean-Samuel et Mélanie (Québec), qui font équipe mais traverse le sentier en tente. On parle de randonnée, on rigole, on soupe. Rendu vers 20h00, on parle du groupe de trois avec le chien qui sont pas arrivé encore, certains s’inquiètent de leur sort. Comme on dit, ils ont peut-être rebroussé chemin pour diverses raisons. Quand on s’aventure dans la forêt, peut importe la région du monde, il faut s’adapter et se résigner parfois, car la nature a toujours le dernier mot. C’est vers 22h00 que le trio est entré accompagné du berger allemand. Ils étaient très fatigué mais heureux d’y arriver.

Sur la route de la Zec de la Martre

JOUR 2 DE LA MARMOTTE À LA CHOUETTE 17,2 KM

La seconde journée s’annonce des plus merveilleuses avec un soleil précieux et la montée de la Noyée, une montagne qui est optionnel mais qui en vaut la peine pour sa vue sur le fleuve époustouflante. Je pars avec le sac rempli de motivation et du goût du dépassement, je quitte le chalet vers 7h00 pour une matinée parfaite dans le bois, pas trop chaud ni trop froid et loin des nuages menaçants. J’avance à grand pas dans ce sentier entretenu de façon impeccable où les indications sont très présents (à tous les 500m) pour rassurer les moins expérimenté. Le sentier est large les points de vus se multiplies, on rencontre trois points de vus en montant qui sont intéressants, j’emprunte une Trail de VTT qui me rend au sommet de la Noyée. Un spectacle superbe avec une vue illimitée sur le fleuve, les villages voisins et ses lacs environnants où un vieux refuges s’y trouve. En passant, la Noyée est le mont mystère du défi des 5 sommets de Charlevoix 2021. En redescendant à la croisée du sentier qui nous redirige vers la Chouette je croise Louis-Charles qui arrive derrière moi. Un instant, je ne comprend pas…il est parti avant moi ce matin et je ne l’ai pas dépassé, mais par où est-il passé? Il m’explique qu’il s’est perdu dans le sentier en empruntant un vieux sentier qui était barré mais a passé par dessus. C’est à ce moment que je remonte la Noyée en sa compagnie pour revoir ce spot incroyable! Il est aussi impressionné que moi de cette vue! Il reste environ 6-7 km à faire pour renter à la Chouette, que l’on fait au trot, il est rapide ce Louis-Charles, pour finir la journée à 12h15. En PM, j’en ai profiter pour relaxer et admirer le merveilleux lac au pied d’une superbe montagne, malheureusement je ne connais pas le nom de ce lac, même après recherche. Quelqu’un le connait? En fin PM le trio est rentré avec leur fidèle compagnon. Ils ont amassé des champignons et attrapé deux perdrix pour leur souper, et cuit sur le feu de bois, on loin de mes mets déshydratés. On se couche tôt car le lendemain une autre bonne journée nous attends!

JOUR 3 DE LA CHOUETTE AU GEAI BLEU 20,5 KM

Aujourd’hui Louis-Charles et le trio terminent leur périple car il marchaient que la 1/2 traversée qui équivaut à environ 55 km. Louis-Charles regrette son choix, il aurait préféré continuer. Le rythme est toujours présent et la forme s’améliore de jour en jour. Sur le trajet j’y croise l’équipe de Jean-Samuel et Mélanie à leur camping 2 km plus loin de notre refuge, j’y rencontre aussi Natasha. Je poursuit ma route avec entrain et motivation entre sentier et chemin de VTT. Rendu au km 13,5 (qui restait à faire car les km descendent toujours). Tout à coup je fais un saut, il y a quelque chose qui sort dans mon angle mort derrière moi à droite, sur le coup je pense tout de suite à un ours mais non, c’est un porc-épic enragé, les piquant à la verticale sur le dos qui se met à me poursuive, les 5 premiers secondes je jog mais je dois sprinter car il court plus vite que je pensais. J’accélère le pas de façon significative en descendant une côte avec plein de roches, 10 secondes plus tard je me tourne pour voir si il était encore là et oui il est en toujours en course et en me retournant je trébuche dans une roche pour me frapper la tête sur une autre. Tout cela se fait dans une fraction de seconde, immédiatement étendu aussitôt relevé pour éviter le carnage du porc-épic enragé. Finalement, il bifurque vers le bois (il a dû se dire: il est mort, on est ok). Bon, enfin! Mais je me rend compte que mon crâne gicle le sang comme un ruisseau, tout énervé, je sors ma trousse de premiers soins pour sortir des gazes pour m’éponger la tête. Je saigne du genou et du bras droit, mes lunette sont tordues et j’ai la face en sang et les étourdissements m’envahissent. après m’avoir calmé, je me suis dit c’est terminé pour la traversée… Je prend mon cell en utilisant l’appareil photo pour observer l’ampleur des dégâts sur ma tête. J’y vois rien, au même moment je reçois un texto de Diane, il y a du réseau, INCROYABLE. Je fais un FaceTime pour lui montrer car moi je ne vois rien. Mauvaise idée, elle s’inquiète mais après quelques minutes à la rassurer c’est OK, J’ai mal mais ça va mieux. Pas de mal de tête, seulement magané. Natasha arrive, regarde cela avec un grand calme, elle me dit si tu as mal à la tête du devra sortir du sentier mais si non la coupure est pas si mal! Bon! OK, je repars avec mon matériel tout éclaboussé par le sang et aussi ma face. Je me laverai au prochain ruisseau. Je repars tranquillement pas vite, un peu déboussolé par cet événement tragique. J’arrive à un ruisseau aux abords du Parc des Hautes-Gorges, je me lave, je filtre de l’eau car je l’ai utilisé pour ma blessure. Je repars jusqu’à la route du parc, mais la coupure fraiche coule toujours avec la sueur dans ma figure. Je reprends une pause sur le banc à l’intersection de la route et de la Trail. Une voiture arrête pour me porter secours pensant que j’étais sur le bord de la mort, je les rassurent que tout est OK, ce n’est qu’une mauvaise chute. La face ensanglantée ce n’est pas très rassurant. Je poursuis ma route vers le Geai bleu, un peu moins rapide qu’à l’habitude, je traverse une zone de bleuets, et j’aperçois des excréments d’ours à profusion… Non, ce n’est pas vrai que je vais en rencontrer un aujourd’hui. Moi, qui rêve depuis toujours d’en photographier un en vrai, mais pas maintenant j’en ai plus le goût… Finalement, j’arrive à 14h00 au chalet pour relaxer et reprendre mes sens. Le soleil est chaud et je me prélasse sur la terrasse du chalet avec une vue extraordinaire sur la Rivière Malbaie. Que la vie est douce en nature! Il n’est pas question d’abandonner! Oh…que NON…N-O-N. Le soir venu je raconte mon aventure et on se bidonne bien! Je peux vous affirmer que le ridicule ne tue pas, j’en suis la preuve…

La Rivière Malbaie

JOUR 4 DU GEAI BLEU AU COYOTE 16,2 KM

Le matin, je me lève en forme, comme tout les matins de randonnée. Je descends pomper mon eau à la Rivière Malbaie, une rivière à fort débit, on est loin des petits ruisseaux que l’on rencontrent habituellement. En pompant mon eau pour la journée le tuyau de la pompe tombe dans la rivière et part avec le courant. Bon une autre affaire, j’essaie de pomper à l’horizontal mais le filtre doit être à la verticale pour fonctionner. Bon, je trempe mon filtre au complet dans l’eau, ça fonctionne parce qu’il ya énormément d’eau dans cette rivière. Que va t’il se passer s’il y a 1 ou 2 pieds d’eau comme d’habitude? On va s’adapter faut croire! Il est 8h00 je quitte pour le Coyote, une journée où le dénivelé n’est pas important, c’est certain après avoir fait le GR20, je trouve les montées faciles et presque inexistantes. Aujourd’hui, je vais mettre mon attention sur les porcs-épics. après 8 km qui je vois, un bébé porc-épic me couper le chemin, il coure à une vitesse folle devant moi, il m’a probablement pas vu ou il a eu peur. C’est à ce moment que je me dit: hier, le porc-épic enragé devait avoir des petits près, ce qui explique sa rage au volant!!! Je longe une rivière une partie de l’avant-midi et croise deux lacs, les vue sont superbes dans la forêt boréale. Ensuite j’emprunte un sentier de VTT qui me mènera vers le Coyote, j’y arrive à 12h00 juste à temps pour y dîner! l’après-midi est relaxe, trop même, j’avais encore l’énergie pour poursuivre, mais on est en vacances après tout! Natasha arrive en mi après-midi, elle me rassure en me disant qu’elle me donnerait des gouttes de pristine pour purifier mon eau, donc, j’aurai pas le plaisir de trouver des façons de pomper mon. Je trouve que c’est un excellent moyen de purifier son eau, cela prend très peu de place dans un sac et et le poids est inexistant. Plus tard, Jean-Samuel et Mélanie arrive au campement, ces derniers devront abandonner car Jean-Samuel est blessé au genou, une douleur persistante. Les soirées sont agréables en refuge, on parle de la passion commune qui rejoint les gens: La randonnée et les expéditions. En soirée, un autre voyou de porc-épic est venu faire son tour au refuge!!! Pouvez-vous bien me dire ce qui se passe avec ces bêtes? Moi, qui en avait presque jamais vu de ma vie!

Beau paysage aux abords du sentier

JOUR 5 DU COYOTE AU FAUCON 19,7 KM

Le lendemain, je souhaite bonne chance à Jean-Samuel, après avoir engloutit mes céréales à l’essais et je peux vous dire que c’est un succès. Je quitte à 7h00 en direction de la dernière grosse virée vers le Faucon. En partant, un autre porc-épic me coupe le chemin pour grimper dans un arbre, c’est mon 7e de la semaine que je vois. Je peux vous affirmer que Charlevoix est la capitale du porc-épic!!! Si non, l’avant-midi se passe très bien sans anicroche et le sentier est toujours aussi plaisant à fouler. On arrive près de la civilisation tranquillement, je croise quelques chemins forestiers où les camions sortent le bois et j’y entends des scies mécaniques au travail. J’arrive au chalet le Faucon à 11h45… Je relaxe, je me dit que si ma voiture serait au Mont Grands-Fonds je terminerai mon périple maintenant avec seulement 10,5 km à faire et en pleine forme. Mais, bon on va attendre à demain, cela donne rien de descendre, j’ai aucun endroit pour dormir. Profitons-en un dernier soir!

D’un beau Vert

JOUR 6 DU FAUCON AU MONT GRANDS-FONDS 10,5 KM

Le dernier matin de randonnée, départ à 7h00 pour une arrivée à la station de ski vers 9h30, en principe car en randonnée tout peut arriver, je peux vous le confirmer avec l’expérience que j’ai vécu il quelques jours. C’est avec un peu de fébrilité et aussi un peu de regret que je terminerai cette aventure solo. Pour être honnête, j’aurais encore marcher quelques jours. Mais toute bonne chose a une fin. La randonnée est belle aux abords du Mont Grands-Fonds, je marche 8 km dans la forêt où je profites des derniers instants pour sentir l’odeur de cet environnement unique à quelques pas de Québec, en face de chez-moi, ou presque. Les deux derniers km, j’ai longé une route forestière jusqu’à destination. C’est avec fierté qu’à 9h30 j’arrive au mont Grands-Fonds, frais comme une rose et très satisfait de ce périple unique au Québec. Je recommande cette randonnée à tous les amateurs de randonnée. Le niveau technique est selon moi intermédiaire, mais peut-être que certains le trouveront plus difficile. C’est un sentier qui est à la portée et accessible à tous mais il faut être préparé mentalement et physiquement.

Pour plus de photos, vous pouvez visiter ma page Instagram @haroldguillemette88 ou au Rythme du Saint-Laurent et des Appalaches sur Facebook. Bientôt un vidéo sera disponible sur ma chaîne Youtube

FIERTÉ

Une petite virée au Mont des Morios

Mont du Gros Castor

Une randonnée que j’avais dans la mire depuis longtemps, dormir au sommet d’une montagne; c’est quand même épique comme trip. Les photos du sommet que j’avais vu étaient complètement sublimes. On décide de partir un p’tit deux jours. Je sais que cela ce fait en une journée mais pour l’expérience de la montagne, vivre le sommet à son maximum souper, dormir et déjeuner ça valait le coût de tout transporter la « régaine » de camping sur le dos pour le savourer ce moment unique. Après avoir payé notre accès au dépanneur du Lac Brûlé de Saint-Aimé-des-Lacs. Nous avons écouté très attentivement la dame en y allant de GAUCHE-DROITE-GAUCHE sur 14 km sur un chemin en forêt pour arriver au stationnement de la montagne. Le soleil était radieux, la motivation au rendez-vous et la forme pas si pire… Je suis bien heureux, il n’y pas grand monde dans le stationnement à mon grand étonnement, parce que trop de monde dans le bois j’aime pas ça. J’aime bien assouvir mon côté sauvage et avoir l’air seul au monde.

C’est un départ avec mon copilote Pierre qui prend les devants sans très grande surprise. La montée est super, on rencontre des gens qui font la traversée des Charlevoix, d’autres qui font l’allée-retour des Morios et de très rare qui sont la grande boucle de 29 km comme nous. Les jasettes sont sympathiques. La chaleur et l’humidité nous chatouille et l’eau se fait rare, on en a en masse mais il faut prévoir le souper, on en aura bien de besoin. Les sommets sont des endroits où l’eau est inexistante. Après avoir emprunter le sentier l’expert, ben oui, on l’est avec tout notre bagage qu’on a… Une pause dîner s’impose; un bon sandwich au poulet fait le travail et me redonne l’énergie nécessaire pour repartir.

Le sommet Morios Nord

Après une heure à contempler le paysage de Charlevoix et de se conter des histoires et des blagues, on se rend compte que l’eau diminue dans le sac à dos, on est l’affût des sources d’eau ou ruisseaux qui pourraient être intéressants pour la suite. On réussi à pomper de l’eau dans un filet d’eau pour notre souper. Les nuages nous saluent, juste pour nous narguer un peu mais on sent que sera sérieux et l’averse nous chatouille un peu beaucoup et ce, à deux reprises. On traverse la crête jusqu’au mont du Gros Castor (endroit où l’on voulait passer la nuit) mais la pluie s’intensifie et on décide de continuer notre route, il est environ 17h00 mais l’énergie est excellente, alors GO! Après avoir été humidifié et agressé par cette pluie nous rencontrons un beau gros porcs-épics qui se promenait sans pression, une belle surprise sur notre route.

Notre ami le porc-épics

C’est à ce moment que amorçons notre descente vers un « spot » pour dormir. Ce sera pas le sommet mais on a espoir que l’endroit sera adéquat. On entend une rivière au loin, c’est bon signe pour dormir à un endroit paradisiaque. On arrive à une chute extraordinaire, la chute des Îlets qui est déchaînée et l’endroit est parfait, de l’eau à volonté pour manger, se laver, et surtout pour dormir avec un son incroyable. La sainte paix, l’endroit de rêve pour un sommeil de champion.

On s’installe, on se baigne et on engloutit un excellent Général Tao fait maison et déshydraté et on veille avec une bougie sous le son de la chute. La nuit sera des plus énergisante qui soi dans ma nouvelle tente MSR NX-1.

Quelle chute, celle des Îlets
Que c’est bon du Général Tao déshydraté

Le lendemain un petit 10 km nous attends, on trotte en admirant la suite des chutes des Îlets qui m’impressionnent de pas en pas jusqu’au stationnement.

Une randonnée très satisfaisante pour le plaisir de bouger en nature et en bonne compagnie. La seule chose que je peux ajouter: c’est que j’y retournerai, c’est certain. Les Morios est un terrain de jeu incroyable. Allez-y vous en reviendrez enchanté!

En revenant le lendemain, de belles chutes encore…

Chronique équipement: sac à dos Osprey

Avant d’acheter un sac à dos il faut se poser la question suivante: Pour quelle activité en ai-je de besoin? Chaque sac a ses particularités pour chacune des activités. En voici quelques unes:

Caractéristiques importantes d’un sac de promenade :

  • Un panneau dorsal fait de matériaux en filet ou doté de canaux de ventilation pour vous garder au frais.
  • Une sangle de poitrine pour bien maintenir le sac en place.
  • Un étui pour gourde avec boucles pour acheminer le tube d’un système d’hydratation.
  • Capacité : 10 à 25 litres

Caractéristiques importantes d’un sac de longue randonnée:

  • Une large armature interne pour soutenir le poids.
  • Une ceinture, des bretelles et un panneau dorsal bien rembourrés.
  • Un panneau dorsal ajustable.
  • Des points d’accès par le dessus, par les côtés et par le bas.
  • Des sangles externes pour attacher du matériel.
  • Capacité : 55 à 70 litres.

Caractéristiques importantes d’un sac d’expédition:

  • Les sacs d’expédition sont plus larges que les sacs de longue randonnée en plus d’assurer davantage de support.
  • Capacité : 70 à 100 litres.

Caractéristiques importantes d’un sac de ski:

  • Une armature interne pour soutenir le poids de votre équipement.
  • Une ceinture, des bretelles et un panneau dorsal rembourrés.
  • Des sangles externes renforcées pour transporter des skis ou une planche.
  • Un grand compartiment principal.
  • Une poche conçue spécifiquement pour contenir du matériel de sécurité en avalanche.
  • Des sangles pour attacher une pelle et des bâtons.
  • Un accès au contenu par le panneau dorsal pour empêcher les bretelles de traîner dans la neige.
  • Capacité : 35 à 55 litres

Caractéristiques importantes d’un sac de vélo:

  • Une sangle de poitrine et une ceinture pour maintenir le sac bien en place.
  • Des bretelles et un panneau dorsal légèrement rembourrés.
  • Un étui pour gourde avec boucles pour acheminer le tube d’un système d’hydratation.
  • Une poche pour ranger des outils.
  • Des sangles pour attacher un casque et des articles de protection corporelle.
  • Capacité : 10 à 25 litres

Caractéristiques importantes d’un sac de voyage:

  • Une armature interne pour soutenir le poids du sac.
  • Une ceinture, des bretelles et un panneau dorsal rembourrés.
  • Un sac de promenade ou une poche supérieure détachable
  • Des bretelles et une ceinture dissimulables ou pouvant être rangées au moyen de glissières pour éviter qu’elles ne se coincent ou se brisent durant les déplacements.
  • Capacité : 45 à 75 litres.

Pour ma part je fonctionne à deux sacs, une pour la courte randonnée et un pour la longue.

Mon sac de longue randonnée est un Osprey Aether 70 AG. Un sac robuste, léger et surtout très versatile muni de tape d’aération au niveau du dos. Fait de nylons ce sac est muni de nombreuses sangles de compression, la tête du sac fait un sac de jour, un système d’attache pour les bâtons, 2 pochettes pour y mettre les gourdes d’eau, une poche pour y placer un sac d’hydratation. Pour les excursions pédestres, les longues randonnées et les expéditions d’alpinisme, La perfection est de mise en combinant la technologie Anti-GravityMC à un ajustement personnalisable et des caractéristiques innovatrices afin de créer un sac offrant un confort et une capacité incomparables pour le transport d’équipement lors d’excursions de plusieurs jours.

Des films à voir et à revoir

En ces temps de confinements et difficiles, rien de mieux que se plonger dans l’aventure plein air pour rêver et s’évader!

Voici quelques idées de films:

1-Vertical Limit VF: Limite Extrême

Avec Chris O’donnel, un frère et une soeur continuent le rêve de leur père : conquérir les plus hauts sommets du monde. Le hasard les réunit au pied du K2. Depuis la mort de ce dernier de façon tragique, les deux frangins ne s’étaient pas revus.

2-Les Randonneurs

Ce film français raconte l’histoire de deux filles et trois garçons partent en randonnée sur l’île de Beauté. La difficulté des chemins escarpés de la Corse va les révéler à eux-mêmes.

3-Into thin air VF Tragédie à l’Everest

Tiré du livre écrit en 1997 par Jon Krakauer. Il raconte la version de l’auteur des événements ayant conduit au désastre de l’Everest en 1996 où huit alpinistes ont trouvé la mort dans une tempête. Le livre est excellent et le film en est un bon complément!

4-Le Dernier Continent, documentaire

À bord du voilier Sedna IV, Jean Lemire et son équipe se sont engagés pour une ultime mission. Une mission extrême, 430 jours d’expédition et un hivernage en Antartique, totalement isolés, au bout du monde.Dans la foulée des grands explorateurs d’hier, ils ont repousser les limites pour livrer aux spectateurs une épopée unique, motivé par une formidable quêtes d’aventures, de découvertes et de rêves..

5-127 hours VF 127 heures

Aron Ralston, jeune homme de vingt-sept ans, se met en route pour une randonnée dans les gorges de l’Utah. 
Il est seul et n’a prévenu personne de son excursion. Alpiniste expérimenté, il collectionne les plus beaux sommets de la région. 
Pourtant, au fin fond d’un canyon reculé, l’impensable survient : au-dessus de lui un rocher se détache et emprisonne son bras dans le mur de rocaille. Le voilà pris au piège, menacé de déshydratation et d’hypothermie, en proie à des hallucinations… 

6-Wild

Après plusieurs années d’errance, d’addiction et l’échec de son couple, Cheryl Strayed (Reese Witherspoon) prend une décision radicale : elle tourne le dos à son passé et, sans aucune expérience, se lance dans un périple en solitaire de 1700 kilomètres sur la Pacific Crest Trail, à pied, avec pour seule compagnie le souvenir de sa mère disparue… Cheryl va affronter ses plus grandes peurs, approcher ses limites, frôler la folie et découvrir sa force.Une femme qui essaye de se reconstruire décide de faire une longue randonnée sur la côte ouest des Etats-Unis. réalisé par le québécois Jean-Marc Vallée.

7-Everest

Une autre histoire Inspiré de tragédie l’Everest en 1996 mais raconté par une autre personne que Krakauer, c’est l’histoire vue par Beck. Elle suit deux expéditions distinctes, celles de Rob Hall et Scott Fischer, 2 sommités de l’alpinisme sont confrontées aux plus violentes tempêtes de neige que l’homme ait connues. Luttant contre l’extrême sévérité des éléments, le courage des grimpeurs est mis à l’épreuve par des obstacles toujours plus difficiles à surmonter alors que leur rêve de toute une vie se transforme en un combat acharné pour leur salut.

8- A walk in the wood VF Promenons-nous dans les bois

Bill est un romancier à succès qui sent un vide dans son existence. Pour se ressourcer, il décide de parcourir les 3540 kilomètres du sentier des Appalaches. Sa femme et son fils tentent de le dissuader en rappelant son âge avancé et sa faible forme physique, mais rien n’y fait. La seule personne qui accepte de l’accompagner pendant ce périple de plusieurs mois est Katz, un ancien ami grincheux qu’il n’a pas vu depuis longtemps et qui lui a toujours tapé sur les nerfs. L’aventure commence alors qu’ils devront s’encourager et s’endurer, se confier tout en bravant les éléments de la nature et en multipliant les rencontres fortuites. Mettant en vedette Robert Redford.

Photo de la semaine

Créé en 1992, le Comité local de développement de L’Anse-à-Valleau a été incorporé en février 1993. C’est dans un contexte difficile que le Comité local de développement de L’Anse-à-Valleau décide de faire revivre le site de Pointe-à-la-Renommée en rapatriant le phare et en l’intégrant dans un projet de développement récréotouristique. Ce phare autrefois abandonné, avait été relocalisé en 1977 à Québec, sur le site de la Garde côtière près du Quartier Petit Champlain.

En 1997, le phare était enfin de retour à Pointe-à-la-Renommée après un très long voyage. Pour les membres du comité, il s’agissait d’une victoire bien méritée. Le rapatriement de ce joyau patrimonial mit fin à un combat de cinq ans mené auprès des autorités de la Garde côtière canadienne.

Cette photo a été prise lors de notre épopée sur le SIA/IAT-Québec.

Bravo au comité et Mission accomplie!!!

L’été en novembre sur le Mégantic

Un 8 novembre et un mercure qui oscille à 18°C, je me rappelle pas d’avoir vu cela de toute ma vie… Bref, je ne pouvait passer à côté de ce périple en montagne. Un sommet qui me trottait dans la tête depuis très longtemps! Quant à me rendre en Estrie au Parc national du Mont Mégantic, il fallait en avoir pour son argent, j’ai donc décidé d’en profiter et de m’attaquer à la boucle des trois sommets qui relie les monts Saint-Joseph, Victoria et Mégantic. D’une longueur de 15,8 km la boucle de niveau difficile est un incontournable pour les amateurs de montagne.

Dans un premier élan j’ai gravi le mont St-Joseph, sommet qui culmine à plus de 1 050 mètres. Départ du stationnement du secteur de l’observatoire (Notre-Dame-des-Bois), une belle montée où il y avait foule, et ce, jusqu’au sommet. Le parcours offre plusieurs points de vues intéressants et le sommet est très beau surplombant la région avoisinante. Après le dîner je me suis dirigé vers le mont Victoria (1 065 m.), un sommet boisé qui n’a aucune vue, en échange il propose aucune difficulté à le grimper.

Après quelques minutes de repos au sommet, je me suis dirigé vers le fameux Mégantic. Après une descente lente de 3,3 km vers le Col-des-Trois-Sommets, un carrefour vers différentes destinations du parc. Il était temps de se diriger vers les 1 110 mètres du Mont Mégantic, le point culminant du parc. Une montée de moins de trois km dans un sentier boueux dû à la fonte des neiges accumulées dernièrement. Au sommet, le soleil se préparait à se retirer pour la nuit, après quelques photos il fallait redescendre vers le stationnement. Une descente de 3,3 km qui s’est terminée à la frontale.

Cette journée de randonnée de novembre à saveur estivale à quelques semaines de Noël restera gravé dans les annales et aussi dans ma mémoire.

Merci GR20 Blog

Cette semaine, je fais le frontispice du GR20 Blog, un blogue européen très intéressant qui fait des retours d’expérience de randonneurs du GR20. Chaque semaine Emeric interview un trekker qui a fait le mythique sentier de la Corse. Ce fut un réel plaisir de partager mon GR à la façon québécoise! Allez-y jeter un coup d’oeil, ça en vaut la peine!!!

Bonne lecture…

Photo de la semaine

La longue montée du Meru en Tanzanie dans le parc national d’Arusha. Il est le 2e plus haut sommet du pays qui culmine à plus de 4 565 mètres en altitude.

Photo de la semaine

Enfants tanzaniens rencontrés près d’Arusha lors d’une escapade d’une journée

Le léopard des neiges n’est plus

La légende Népalaise Ang Rita Sherpa est décédé à l’âge de 72 ans à Katmandou, la vedette des Himalayas a gravit l’Everest à 10 reprises et ce, sans apport d’oxygène dont une fois en hiver. Un record homologué par le livre des records Guinness qui tient toujours. Ces exploits inhumains ce sont déroulées entre 1983 et 1996. Le monde de l’alpinisme est unanime à dire qu’il était le plus fort de son époque, une star des montagnes. Sa mort est une grande perte pour la confrérie Himalayenne. Plus de 200 alpinistes ont réussis l’exploit de grimper le mythique Everest sans oxygène mais personne l’a fait autant de fois que Ang Rita Sherpa.

Né dans la région de l’Everest, Ang Rita Sherpa a commencé à peine adolescent à travailler en tant que porteur pour une expédition himalayenne. Il est rapidement devenu guide et s’est attaqué, outre à l’Everest, aux autres plus hauts sommets de l’Himalaya. Il portait très bien son surnom: Le léopard des neiges!

Son corps a été installé dans un monastère à Katmandou et ses funérailles devaient se dérouler en conformité avec la tradition bouddhiste.

Des proches venus se recueillir au cercueil de Ang Rita Sherpa

En passant, le record d’ascension appartient à Kami Rita Sherpa avec 24 réussites mais la plupart du temps avec l’aide d’oxygène.