La vue sympathique du Bic

En allant rendre visite Ă  mon ami Michel Ă  Rimouski avec qui j’ai jasĂ© de randonnĂ©e et de montagnes, un aprĂšs-midi de bonheur. En revenant sur l’heure du souper j’ai fait un arrĂȘt Ă©clair au Bic pour voir enfin le fameux Pic Champlain, emblĂšme du parc du Bic. On m’en avait beaucoup parlĂ© de ce sentier oĂč le ratio effort/beautĂ© Ă©tait parfait. J’avais l’impression de connaĂźtre ce mont, en tout cas on se connaissait de vue!!!

Un 6 km aller-retour, qui longe le fleuve sur les falaises oĂč les points de vus sont intĂ©ressants. Ce tronçon qui fait parti du sentier national nous dĂ©voile au fur et Ă  mesure que l’on monte notre Saint-Laurent dans toute sa splendeur.

AprĂšs trente minutes de ressourcement dans le bois avec un soupçon d’air salin me voilĂ  arrivĂ© au belvĂ©dĂšre du Pic Champlain. Une vue incroyable Ă  l’infini sur notre magnifique Saint-Laurent.

Par la suite j’ai explorĂ© le sentier Les Murailles sur 5-6 km oĂč j’ai atteint un belvĂ©dĂšre naturel avec un coucher de soleil pas mal invitant malgrĂ© la tirante grisaille.

Le parc du Bic est un endroit à découvrir ou redécouvrir quelque soit la saison!

Le cĂŽtĂ© Ă©pique de Charlevoix

L’Ă©tĂ© s’annonçait tranquille, les projets s’annulaient l’un aprĂšs l’autre, la panique s’emparait de mon temps et mon calendrier blanchissait… J’ai pris le tĂ©lĂ©phone et j’ai appellĂ© Ă  la TraversĂ©e de Charlevoix, j’avais entendu dire que tout Ă©tait bookĂ© de ce cĂŽtĂ©. Je me suis dis, je suis seul, des fois que… Mon feeling Ă©tait bon, il y avait une place pour la fin juillet!!! HOURRA!!!! La TraversĂ©e de Charlevoix est un tronçon du sentier National et du sentier Transcanadien.

JOUR 1 ZEC DE LA MARTRE À LA MARMOTTE 19,1 KM

Le 31 juillet est enfin arrivĂ©, je pars en direction de la Zec de la martre (route 381) Ă  St-Urbain, lieu de dĂ©part de cette aventure solo. Chose que je n’avais pas fait depuis plus de 20 ans, partir seul en randonnĂ©e plusieurs jours avec moi mĂȘme, question de faire de l’introspection comme disait un marcheur que j’avais rencontrĂ© aux Morios quelques temps avant. L’enregistrement fait et une revue de mon Ă©quipement dans le stationnement est une obligation. Tu sais, la peur d’avoir peur de manquer de quelques chose. Un petit dĂ©tail oubliĂ© peut faire chavirer une expĂ©dition bien comme il faut. DĂ©part 12h30 du stationnement de la zec. Un 19,1 km m’attends pour me rendre au chalet de la marmotte. Le premier 4 km est sur un chemin forestier qui se marche trĂšs bien oĂč la cadence est Ă  son maximum. Rendu au chalet de l’Ă©cureuil Ă  4 km, le sentier entre dans la forĂȘt borĂ©ale et donne le choix d’aller vers le mont du lac Ă  l’EmpĂȘche et Dufour ou vers le sentier de 106 km qui transitera vers diffĂ©rents refuges. Je dĂ©passe un groupe de trois personnes et un chien en dĂ©but de sentier que je salue Ă  mon passage. J’y ai rencontrĂ© deux porcs-Ă©pics qui broutaient au milieu du sentier sans se soucier de la circulation piĂ©tonniĂšre, c’est vrai j’Ă©tais seul au monde depuis plusieurs heures. J’avale les kilomĂštres de façon surprenante avec mes 30 livres sur mon dos et j’arrive au pieds des Morios, une montagne que j’affectionne particuliĂšrement. J’y rencontre trois gars qui s’en allaient dormir au sommet, une aventure qui est maintenant dĂ©fendue depuis quelques jours, ils Ă©taient probablement dans les derniers autorisĂ©s Ă  le faire. J’avance et la fatigue ne se fait mĂȘme pas sentir, c’est vrai que mes pieds sont trĂšs lĂ©ger car j’ai dĂ©cidĂ© pour la premiĂšre fois de randonner en souliers de course, chose que je n’avais jamais osĂ©e! Mais trĂšs surpris de la libertĂ© que mes pieds puissent avoir. TrĂšs confortable, car la chaleur est Ă©vacuĂ©e et plus mallĂ©able sur les racines. Finalement j’arrive au chalet de la marmotte Ă  16h30, dĂ©jĂ  des randonneurs y sont rendus pour la nuit. Ils s’affairent au souper. Il y a Natasha (Ottawa)et Louis-Charles (Laval), deux randonneurs solos et Jean-Samuel et MĂ©lanie (QuĂ©bec), qui font Ă©quipe mais traverse le sentier en tente. On parle de randonnĂ©e, on rigole, on soupe. Rendu vers 20h00, on parle du groupe de trois avec le chien qui sont pas arrivĂ© encore, certains s’inquiĂštent de leur sort. Comme on dit, ils ont peut-ĂȘtre rebroussĂ© chemin pour diverses raisons. Quand on s’aventure dans la forĂȘt, peut importe la rĂ©gion du monde, il faut s’adapter et se rĂ©signer parfois, car la nature a toujours le dernier mot. C’est vers 22h00 que le trio est entrĂ© accompagnĂ© du berger allemand. Ils Ă©taient trĂšs fatiguĂ© mais heureux d’y arriver.

Sur la route de la Zec de la Martre

JOUR 2 DE LA MARMOTTE À LA CHOUETTE 17,2 KM

La seconde journĂ©e s’annonce des plus merveilleuses avec un soleil prĂ©cieux et la montĂ©e de la NoyĂ©e, une montagne qui est optionnel mais qui en vaut la peine pour sa vue sur le fleuve Ă©poustouflante. Je pars avec le sac rempli de motivation et du goĂ»t du dĂ©passement, je quitte le chalet vers 7h00 pour une matinĂ©e parfaite dans le bois, pas trop chaud ni trop froid et loin des nuages menaçants. J’avance Ă  grand pas dans ce sentier entretenu de façon impeccable oĂč les indications sont trĂšs prĂ©sents (Ă  tous les 500m) pour rassurer les moins expĂ©rimentĂ©. Le sentier est large les points de vus se multiplies, on rencontre trois points de vus en montant qui sont intĂ©ressants, j’emprunte une Trail de VTT qui me rend au sommet de la NoyĂ©e. Un spectacle superbe avec une vue illimitĂ©e sur le fleuve, les villages voisins et ses lacs environnants oĂč un vieux refuges s’y trouve. En passant, la NoyĂ©e est le mont mystĂšre du dĂ©fi des 5 sommets de Charlevoix 2021. En redescendant Ă  la croisĂ©e du sentier qui nous redirige vers la Chouette je croise Louis-Charles qui arrive derriĂšre moi. Un instant, je ne comprend pas…il est parti avant moi ce matin et je ne l’ai pas dĂ©passĂ©, mais par oĂč est-il passĂ©? Il m’explique qu’il s’est perdu dans le sentier en empruntant un vieux sentier qui Ă©tait barrĂ© mais a passĂ© par dessus. C’est Ă  ce moment que je remonte la NoyĂ©e en sa compagnie pour revoir ce spot incroyable! Il est aussi impressionnĂ© que moi de cette vue! Il reste environ 6-7 km Ă  faire pour renter Ă  la Chouette, que l’on fait au trot, il est rapide ce Louis-Charles, pour finir la journĂ©e Ă  12h15. En PM, j’en ai profiter pour relaxer et admirer le merveilleux lac au pied d’une superbe montagne, malheureusement je ne connais pas le nom de ce lac, mĂȘme aprĂšs recherche. Quelqu’un le connait? En fin PM le trio est rentrĂ© avec leur fidĂšle compagnon. Ils ont amassĂ© des champignons et attrapĂ© deux perdrix pour leur souper, et cuit sur le feu de bois, on loin de mes mets dĂ©shydratĂ©s. On se couche tĂŽt car le lendemain une autre bonne journĂ©e nous attends!

JOUR 3 DE LA CHOUETTE AU GEAI BLEU 20,5 KM

Aujourd’hui Louis-Charles et le trio terminent leur pĂ©riple car il marchaient que la 1/2 traversĂ©e qui Ă©quivaut Ă  environ 55 km. Louis-Charles regrette son choix, il aurait prĂ©fĂ©rĂ© continuer. Le rythme est toujours prĂ©sent et la forme s’amĂ©liore de jour en jour. Sur le trajet j’y croise l’Ă©quipe de Jean-Samuel et MĂ©lanie Ă  leur camping 2 km plus loin de notre refuge, j’y rencontre aussi Natasha. Je poursuit ma route avec entrain et motivation entre sentier et chemin de VTT. Rendu au km 13,5 (qui restait Ă  faire car les km descendent toujours). Tout Ă  coup je fais un saut, il y a quelque chose qui sort dans mon angle mort derriĂšre moi Ă  droite, sur le coup je pense tout de suite Ă  un ours mais non, c’est un porc-Ă©pic enragĂ©, les piquant Ă  la verticale sur le dos qui se met Ă  me poursuive, les 5 premiers secondes je jog mais je dois sprinter car il court plus vite que je pensais. J’accĂ©lĂšre le pas de façon significative en descendant une cĂŽte avec plein de roches, 10 secondes plus tard je me tourne pour voir si il Ă©tait encore lĂ  et oui il est en toujours en course et en me retournant je trĂ©buche dans une roche pour me frapper la tĂȘte sur une autre. Tout cela se fait dans une fraction de seconde, immĂ©diatement Ă©tendu aussitĂŽt relevĂ© pour Ă©viter le carnage du porc-Ă©pic enragĂ©. Finalement, il bifurque vers le bois (il a dĂ» se dire: il est mort, on est ok). Bon, enfin! Mais je me rend compte que mon crĂąne gicle le sang comme un ruisseau, tout Ă©nervĂ©, je sors ma trousse de premiers soins pour sortir des gazes pour m’Ă©ponger la tĂȘte. Je saigne du genou et du bras droit, mes lunette sont tordues et j’ai la face en sang et les Ă©tourdissements m’envahissent. aprĂšs m’avoir calmĂ©, je me suis dit c’est terminĂ© pour la traversĂ©e… Je prend mon cell en utilisant l’appareil photo pour observer l’ampleur des dĂ©gĂąts sur ma tĂȘte. J’y vois rien, au mĂȘme moment je reçois un texto de Diane, il y a du rĂ©seau, INCROYABLE. Je fais un FaceTime pour lui montrer car moi je ne vois rien. Mauvaise idĂ©e, elle s’inquiĂšte mais aprĂšs quelques minutes Ă  la rassurer c’est OK, J’ai mal mais ça va mieux. Pas de mal de tĂȘte, seulement maganĂ©. Natasha arrive, regarde cela avec un grand calme, elle me dit si tu as mal Ă  la tĂȘte du devra sortir du sentier mais si non la coupure est pas si mal! Bon! OK, je repars avec mon matĂ©riel tout Ă©claboussĂ© par le sang et aussi ma face. Je me laverai au prochain ruisseau. Je repars tranquillement pas vite, un peu dĂ©boussolĂ© par cet Ă©vĂ©nement tragique. J’arrive Ă  un ruisseau aux abords du Parc des Hautes-Gorges, je me lave, je filtre de l’eau car je l’ai utilisĂ© pour ma blessure. Je repars jusqu’Ă  la route du parc, mais la coupure fraiche coule toujours avec la sueur dans ma figure. Je reprends une pause sur le banc Ă  l’intersection de la route et de la Trail. Une voiture arrĂȘte pour me porter secours pensant que j’Ă©tais sur le bord de la mort, je les rassurent que tout est OK, ce n’est qu’une mauvaise chute. La face ensanglantĂ©e ce n’est pas trĂšs rassurant. Je poursuis ma route vers le Geai bleu, un peu moins rapide qu’Ă  l’habitude, je traverse une zone de bleuets, et j’aperçois des excrĂ©ments d’ours Ă  profusion… Non, ce n’est pas vrai que je vais en rencontrer un aujourd’hui. Moi, qui rĂȘve depuis toujours d’en photographier un en vrai, mais pas maintenant j’en ai plus le goĂ»t… Finalement, j’arrive Ă  14h00 au chalet pour relaxer et reprendre mes sens. Le soleil est chaud et je me prĂ©lasse sur la terrasse du chalet avec une vue extraordinaire sur la RiviĂšre Malbaie. Que la vie est douce en nature! Il n’est pas question d’abandonner! Oh…que NON…N-O-N. Le soir venu je raconte mon aventure et on se bidonne bien! Je peux vous affirmer que le ridicule ne tue pas, j’en suis la preuve…

La RiviĂšre Malbaie

JOUR 4 DU GEAI BLEU AU COYOTE 16,2 KM

Le matin, je me lĂšve en forme, comme tout les matins de randonnĂ©e. Je descends pomper mon eau Ă  la RiviĂšre Malbaie, une riviĂšre Ă  fort dĂ©bit, on est loin des petits ruisseaux que l’on rencontrent habituellement. En pompant mon eau pour la journĂ©e le tuyau de la pompe tombe dans la riviĂšre et part avec le courant. Bon une autre affaire, j’essaie de pomper Ă  l’horizontal mais le filtre doit ĂȘtre Ă  la verticale pour fonctionner. Bon, je trempe mon filtre au complet dans l’eau, ça fonctionne parce qu’il ya Ă©normĂ©ment d’eau dans cette riviĂšre. Que va t’il se passer s’il y a 1 ou 2 pieds d’eau comme d’habitude? On va s’adapter faut croire! Il est 8h00 je quitte pour le Coyote, une journĂ©e oĂč le dĂ©nivelĂ© n’est pas important, c’est certain aprĂšs avoir fait le GR20, je trouve les montĂ©es faciles et presque inexistantes. Aujourd’hui, je vais mettre mon attention sur les porcs-Ă©pics. aprĂšs 8 km qui je vois, un bĂ©bĂ© porc-Ă©pic me couper le chemin, il coure Ă  une vitesse folle devant moi, il m’a probablement pas vu ou il a eu peur. C’est Ă  ce moment que je me dit: hier, le porc-Ă©pic enragĂ© devait avoir des petits prĂšs, ce qui explique sa rage au volant!!! Je longe une riviĂšre une partie de l’avant-midi et croise deux lacs, les vue sont superbes dans la forĂȘt borĂ©ale. Ensuite j’emprunte un sentier de VTT qui me mĂšnera vers le Coyote, j’y arrive Ă  12h00 juste Ă  temps pour y dĂźner! l’aprĂšs-midi est relaxe, trop mĂȘme, j’avais encore l’Ă©nergie pour poursuivre, mais on est en vacances aprĂšs tout! Natasha arrive en mi aprĂšs-midi, elle me rassure en me disant qu’elle me donnerait des gouttes de pristine pour purifier mon eau, donc, j’aurai pas le plaisir de trouver des façons de pomper mon. Je trouve que c’est un excellent moyen de purifier son eau, cela prend trĂšs peu de place dans un sac et et le poids est inexistant. Plus tard, Jean-Samuel et MĂ©lanie arrive au campement, ces derniers devront abandonner car Jean-Samuel est blessĂ© au genou, une douleur persistante. Les soirĂ©es sont agrĂ©ables en refuge, on parle de la passion commune qui rejoint les gens: La randonnĂ©e et les expĂ©ditions. En soirĂ©e, un autre voyou de porc-Ă©pic est venu faire son tour au refuge!!! Pouvez-vous bien me dire ce qui se passe avec ces bĂȘtes? Moi, qui en avait presque jamais vu de ma vie!

Beau paysage aux abords du sentier

JOUR 5 DU COYOTE AU FAUCON 19,7 KM

Le lendemain, je souhaite bonne chance Ă  Jean-Samuel, aprĂšs avoir engloutit mes cĂ©rĂ©ales Ă  l’essais et je peux vous dire que c’est un succĂšs. Je quitte Ă  7h00 en direction de la derniĂšre grosse virĂ©e vers le Faucon. En partant, un autre porc-Ă©pic me coupe le chemin pour grimper dans un arbre, c’est mon 7e de la semaine que je vois. Je peux vous affirmer que Charlevoix est la capitale du porc-Ă©pic!!! Si non, l’avant-midi se passe trĂšs bien sans anicroche et le sentier est toujours aussi plaisant Ă  fouler. On arrive prĂšs de la civilisation tranquillement, je croise quelques chemins forestiers oĂč les camions sortent le bois et j’y entends des scies mĂ©caniques au travail. J’arrive au chalet le Faucon Ă  11h45… Je relaxe, je me dit que si ma voiture serait au Mont Grands-Fonds je terminerai mon pĂ©riple maintenant avec seulement 10,5 km Ă  faire et en pleine forme. Mais, bon on va attendre Ă  demain, cela donne rien de descendre, j’ai aucun endroit pour dormir. Profitons-en un dernier soir!

D’un beau Vert

JOUR 6 DU FAUCON AU MONT GRANDS-FONDS 10,5 KM

Le dernier matin de randonnĂ©e, dĂ©part Ă  7h00 pour une arrivĂ©e Ă  la station de ski vers 9h30, en principe car en randonnĂ©e tout peut arriver, je peux vous le confirmer avec l’expĂ©rience que j’ai vĂ©cu il quelques jours. C’est avec un peu de fĂ©brilitĂ© et aussi un peu de regret que je terminerai cette aventure solo. Pour ĂȘtre honnĂȘte, j’aurais encore marcher quelques jours. Mais toute bonne chose a une fin. La randonnĂ©e est belle aux abords du Mont Grands-Fonds, je marche 8 km dans la forĂȘt oĂč je profites des derniers instants pour sentir l’odeur de cet environnement unique Ă  quelques pas de QuĂ©bec, en face de chez-moi, ou presque. Les deux derniers km, j’ai longĂ© une route forestiĂšre jusqu’Ă  destination. C’est avec fiertĂ© qu’Ă  9h30 j’arrive au mont Grands-Fonds, frais comme une rose et trĂšs satisfait de ce pĂ©riple unique au QuĂ©bec. Je recommande cette randonnĂ©e Ă  tous les amateurs de randonnĂ©e. Le niveau technique est selon moi intermĂ©diaire, mais peut-ĂȘtre que certains le trouveront plus difficile. C’est un sentier qui est Ă  la portĂ©e et accessible Ă  tous mais il faut ĂȘtre prĂ©parĂ© mentalement et physiquement.

Pour plus de photos, vous pouvez visiter ma page Instagram @haroldguillemette88 ou au Rythme du Saint-Laurent et des Appalaches sur Facebook. BientÎt un vidéo sera disponible sur ma chaßne Youtube

FIERTÉ

Une petite virĂ©e au Mont des Morios

Mont du Gros Castor

Une randonnĂ©e que j’avais dans la mire depuis longtemps, dormir au sommet d’une montagne; c’est quand mĂȘme Ă©pique comme trip. Les photos du sommet que j’avais vu Ă©taient complĂštement sublimes. On dĂ©cide de partir un p’tit deux jours. Je sais que cela ce fait en une journĂ©e mais pour l’expĂ©rience de la montagne, vivre le sommet Ă  son maximum souper, dormir et dĂ©jeuner ça valait le coĂ»t de tout transporter la « rĂ©gaine » de camping sur le dos pour le savourer ce moment unique. AprĂšs avoir payĂ© notre accĂšs au dĂ©panneur du Lac BrĂ»lĂ© de Saint-AimĂ©-des-Lacs. Nous avons Ă©coutĂ© trĂšs attentivement la dame en y allant de GAUCHE-DROITE-GAUCHE sur 14 km sur un chemin en forĂȘt pour arriver au stationnement de la montagne. Le soleil Ă©tait radieux, la motivation au rendez-vous et la forme pas si pire… Je suis bien heureux, il n’y pas grand monde dans le stationnement Ă  mon grand Ă©tonnement, parce que trop de monde dans le bois j’aime pas ça. J’aime bien assouvir mon cĂŽtĂ© sauvage et avoir l’air seul au monde.

C’est un dĂ©part avec mon copilote Pierre qui prend les devants sans trĂšs grande surprise. La montĂ©e est super, on rencontre des gens qui font la traversĂ©e des Charlevoix, d’autres qui font l’allĂ©e-retour des Morios et de trĂšs rare qui sont la grande boucle de 29 km comme nous. Les jasettes sont sympathiques. La chaleur et l’humiditĂ© nous chatouille et l’eau se fait rare, on en a en masse mais il faut prĂ©voir le souper, on en aura bien de besoin. Les sommets sont des endroits oĂč l’eau est inexistante. AprĂšs avoir emprunter le sentier l’expert, ben oui, on l’est avec tout notre bagage qu’on a… Une pause dĂźner s’impose; un bon sandwich au poulet fait le travail et me redonne l’Ă©nergie nĂ©cessaire pour repartir.

Le sommet Morios Nord

AprĂšs une heure Ă  contempler le paysage de Charlevoix et de se conter des histoires et des blagues, on se rend compte que l’eau diminue dans le sac Ă  dos, on est l’affĂ»t des sources d’eau ou ruisseaux qui pourraient ĂȘtre intĂ©ressants pour la suite. On rĂ©ussi Ă  pomper de l’eau dans un filet d’eau pour notre souper. Les nuages nous saluent, juste pour nous narguer un peu mais on sent que sera sĂ©rieux et l’averse nous chatouille un peu beaucoup et ce, Ă  deux reprises. On traverse la crĂȘte jusqu’au mont du Gros Castor (endroit oĂč l’on voulait passer la nuit) mais la pluie s’intensifie et on dĂ©cide de continuer notre route, il est environ 17h00 mais l’Ă©nergie est excellente, alors GO! AprĂšs avoir Ă©tĂ© humidifiĂ© et agressĂ© par cette pluie nous rencontrons un beau gros porcs-Ă©pics qui se promenait sans pression, une belle surprise sur notre route.

Notre ami le porc-Ă©pics

C’est Ă  ce moment que amorçons notre descente vers un « spot » pour dormir. Ce sera pas le sommet mais on a espoir que l’endroit sera adĂ©quat. On entend une riviĂšre au loin, c’est bon signe pour dormir Ă  un endroit paradisiaque. On arrive Ă  une chute extraordinaire, la chute des Îlets qui est dĂ©chaĂźnĂ©e et l’endroit est parfait, de l’eau Ă  volontĂ© pour manger, se laver, et surtout pour dormir avec un son incroyable. La sainte paix, l’endroit de rĂȘve pour un sommeil de champion.

On s’installe, on se baigne et on engloutit un excellent GĂ©nĂ©ral Tao fait maison et dĂ©shydratĂ© et on veille avec une bougie sous le son de la chute. La nuit sera des plus Ă©nergisante qui soi dans ma nouvelle tente MSR NX-1.

Quelle chute, celle des Îlets
Que c’est bon du GĂ©nĂ©ral Tao dĂ©shydratĂ©

Le lendemain un petit 10 km nous attends, on trotte en admirant la suite des chutes des Îlets qui m’impressionnent de pas en pas jusqu’au stationnement.

Une randonnĂ©e trĂšs satisfaisante pour le plaisir de bouger en nature et en bonne compagnie. La seule chose que je peux ajouter: c’est que j’y retournerai, c’est certain. Les Morios est un terrain de jeu incroyable. Allez-y vous en reviendrez enchantĂ©!

En revenant le lendemain, de belles chutes encore…

Une visite au mont Gosford s’impose pour tous les amateurs de randonnĂ©e

C’est Ă  Saint-Augustin-de-Woburn que j’ai eu le privilĂšge visitĂ© le mont Gosford, cette montagne culmine Ă  plus de 1193 mĂštres et offre une superbe vue sur les monts des États-Unis (Maine et New Hampshire) et de l’autre cĂŽtĂ© on peut apercevoir le Lac MĂ©gantic. Elle est la septiĂšme en importante au QuĂ©bec. Pour atteindre le but il vous faut emprunter le sentier frontalier qui part derriĂšre le le bureau d’enregistrement. Cette randonnĂ©e d’environ 5 heures

Vue sur les montagnes du Maine

Une montagne accessible à tous, escarpée à quelques moments (en lacet) mais les 9 km se marche trÚs bien. En haut on peut monter dans une tour pour voir les alentours. Une montée dans les bois mais le sommet est dénudé et rocheux. Situé sur la route des sommets, vous pouvez en profiter pour combiner quelques sommets pour vous rassasier.

Une tour au sommet
Un sommet accessible Ă  tous
De belles rencontre Ă  faire sur le sentier

Photo de la semaine

Rien de mieux que de dĂ©compresser dans le bois en finissant une journĂ©e, soit en ski de fond ou en raquette. ÉtĂ© comme hiver Berthier-sur-Mer est un milieu parfait pour les amateurs de plein air.

Une relĂąche en Plein Air

La semaine derniĂšre fut une oĂč le froid Ă©tait au rendez-vous, mais cela n’a pas empĂȘchĂ© d’aller s’amuser dehors. Un peu de ski de fond, de la raquette dans le bois Ă  Berthier-sur-Mer afin de garder la forme.

Nous Ă©galement aussi visitĂ© les stations de ski Le Relais et Stoneham oĂč les conditions de ski Ă©taient superbes. a tempĂ©rature a frĂŽler ou mĂȘme dĂ©passĂ©e les -30 degrĂ©s au sommet des montagnes.

De la pĂȘche au bassin Louise dans le Vieux port de QuĂ©bec dans le cadre du village Nordik. Des truites ensemencĂ©es. Trois heures Ă  attendre sur le bord d’un trou sans rĂ©sultats. Comme on dit ce sont les joies de la pĂȘche!!!

Pour terminer une telle semaine, rien de mieux qu’une visite Ă  la patinoire municipale de Berthier-sur-Mer.

Photo de la semaine

À Berthier-sur-Mer, cet automne, un Ă©leveur de faisans a libĂ©rĂ© environ 150 qui Ă©taient destinĂ©s pour la chasse Ă  l’Ăźle au canot. Étant donnĂ©e la pandĂ©mie, cette activitĂ© n’a pas eu lieu comme par le passĂ©. Depuis ce temps, ces petites bĂȘtes se promĂšnent allĂšgrement aux alentours Ă  la recherche de nourriture.

2021: Pentathlon des Neiges en mode virtuel

20 km de vélo

20 fĂ©vrier, Pentathlon des neiges 2021 made in Berthier-Sur-Mer: 10 km de patin (80 tours de patinoire), 20 km de vĂ©lo (village), 6 km de course (village), 10 km de ski et un 4 km de course en raquettes (dans le bois) pour terminer. Un total de 50 km. Une journĂ©e oĂč le vent du fleuve a fait son Ɠuvre en avant-midi. En PM un petit tour dans le bois pour le ski et la raquette.

MalgrĂ© un coup de klaxon sur le bord de la route et poussĂ© une voiture qui Ă©tait tombĂ© dans le fossĂ© entre la 4e et 5e Ă©preuve, avec l’énergie qui me restait! J’ai donc rĂ©ussi ce beau dĂ©fi plein air.AprĂšs prĂšs de 10 ans d’absence au pentathlon cette journĂ©e de 50 km fut un dĂ©passement de soi dans le bonheur oĂč mon style classique et mes bons vieux patins de hockey m’ont accompagnĂ©. La COVID aura eux cet effet sur moi de retourner aux sources, Ă  l’essentiel du mouvement hivernal. đŸ‘ŸđŸšŽđŸ»â€â™€ïžâ›·â›žđŸŒČ❄

Berthier, un endroit de plein air 4 saisons oĂč les occasions de bouger sont multiples. Merci Ă  la municipalitĂ© et aux bĂ©nĂ©voles impliquĂ©s dans les activitĂ©s sportives.

#pentathlon

Petit montage photos de mon pentathlon:

Chronique Ă©quipement: matelas de sol Cosmo de Nemo

Quand vient le temps d »acheter un matelas de sol le choix manque pas et on peut se perdre rapidement. Voici quelques caractĂ©ristiques importantes de connaĂźtre avant de lancer son argent par les fenĂȘtres.

Les différents modÚles:

Les matelas de mousses:

+ LĂ©ger, rĂ©sistants, bon prix, coupe bien l’humiditĂ©

– Prend beaucoup de place, pas trĂšs confortable

Les matelas gonflants:

+ Douillets, tu choisis la quantitĂ© d’air dĂ©sirĂ©

– Lourd. pred beaucoup de place, doit trainer une pompe

Les matelas gonflables et isolés:

+ Confortables, compacts, bien isolĂ©, contrĂŽle de l’Air

– Pas trĂšs robuste, coĂ»t Ă©levĂ© (ce que l’on ferait pas pour s’allĂ©ger),

Qu’est-ce que la valeur R?

Les valeurs R sont rĂ©parties sur une Ă©chelle de 1 (isolation minimale) Ă  10 (isolation maximale). Les matelas de sol ayant une valeur R de moins de 3 conviennent aux tempĂ©ratures trĂšs chaudes. Une valeur R de 3 ou 4 convient Ă  une utilisation trois saisons. Pour le camping d’hiver, utilisez un matelas de sol ayant une valeur R de 4,5 ou plus.

Les dimensions les plus courantes pour un matelas de sol sont 183 cm x 51 cm (72 po x 20 po), ce qui convient trĂšs bien Ă  la plupart des adultes. Mais il y a diffĂ©rentes formes et modĂšles pour convenir Ă  chacun:

Matelas de sol de forme momie, ModĂšles courts, ModĂšles trĂšs longs, ModĂšles trĂšs larges, Matelas pour deux personnes , Matelas pour femmes.

De mon cĂŽtĂ© je me suis procurĂ© le NĂ©mo Cosmo 20R, excellent pour la longue randonnĂ©e. Un matelas qui se range trĂšs bien dans un sac Ă  dos, performant trĂšs bien en camping 3 saisons (entre -4 et -9 degrĂ©) et muni d’une pompe Ă  pied intĂ©grĂ©!!!. Avec un poids de 1 livre et 13 oz avec ses 72 pouces de long par 20 pouces de large c’est le partenaire parfait pour aller dormir dans le bois. Ce matelas m’a accompagnĂ© dans les Groulx sous une tempĂ©rature exĂ©crable et en Corse entre autre! Maintenant mon matelas entre dans mon sac Ă  l’abris des intempĂ©ries.

Voici un aperçu de ce fameux matelas de sol:

Photo de la semaine

On s »amuse sur le fossĂ© Ă  Berthier-sur-Mer…