La Course Évasion Autour du Monde

 

La course Évasion autour du monde, version 2011 de la célèbre Course destination monde, prendra son envol dès le 18 septembre prochain sur les ondes d’Évasion.

On espère donc beaucoup de ce périple autour du monde, auquel prendront part 10 apprentis reporters natifs des quatre coins du Québec. Sous l’œil bienveillant de l’animateur François Bugingo, ces jeunes de 21 à 28 ans seront regroupés en équipe de deux pour réaliser des reportages complets, qu’ils concevront de A à Z.

Les 10 chanceux!

Il sera intéressant de voir évoluer le talent de ces futurs cinéastes, qui ne cumulent encore aucune expérience professionnelle derrière la caméra, et qui ont été choisis parmi 602 candidats. De ce nombre, environ 100 ont été retenus en première sélection, 34 ont été rencontrés en entrevue et 16 ont eu droit à une formation à l’Institut national de l’image et du son (INIS). Visitez le site de la course pour voir les vidéos des participants.

La Course Évasion autour du monde sera diffusée le dimanche à 18h.

Source: Canoe.ca


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43 monts et une canicule dans les White Mountains

La semaine dernière c’était notre semaine de rando annuelle pour Marc et moi, cette année cap sur le New Hampshire. Notre but était simple : s’approcher du chiffre magique de 48 des 4000 footers des White Mountains. Après un 6 heures route nous avons élu comme camp de base pour la semaine au Timberland Campground. Les nouveaux propriétaires sont d’une gentillesse incroyable, comme tous les américains rencontrer sur les sentiers.

 Jour 1- 17 juillet 2011 – Destination Guyot campsite

 C’est par un matin très chaud que nous avons emprunté la North Twin Trail, un sentier assez plat les 2 tiers et qui traverse la Little river à 3 reprises. Nous avons gravi le North et le South Twin, chose que nous avions réalisé il y a déjà deux ans. Sur l’énorme roche du North nous avions déjà 7 km de marché par une chaleur dont j’ignorais l’existence, dans ce coin ou la pluie est roi et maître!!! Comme nous avions l’objectif de faire le Bond, le West Bond, le Bondcliff et le Zealand tous le même jour, je regardais ma montre et je me disais : avec la cadence que l’on a ce sera l’enfer. Je crois qu’en cette journée nous avions deux vitesses : le neutre et le reculons. La tête était à la veille de me fendre comme une bûche sous le coup d’une hache. Après avoir traversé les Twins, le sentier s’est mis à monter graduellement sur 3 km vers le mont Guyot, un beau mont dénudé avec une brise comme je les aimes. Ils ne restaient que 1,3 km avant d’atteindre le camping, qui à ma grande surprise est gardé par un gardien qui charge un 8$ par hiker. Le gars reste là pendant 4 mois de temps. Il descend pour deux jours à tous les 12 jours. Si je calcule bien, 1 journée de descente et une autre pour remonter et le congé est terminé. Il faut être fort pour faire ce boulot… et aimer la solitude. Après avoir monté la tente je suis exténué et nous avons encore aucune montagne de gravit qui appartienne à la liste. Nous décidons de relaxer, en fin de compte c’est les vacances, demain nous rattraperons le temps perdu de cette première journée excécrable. Malgré un total de 13,5 km j’ai le physique à terre et pourtant le moral est au top!!! En cette première journée, il y a trois choses qui m’ont totalement ébloui, la première est de rencontrer un groupe de 6 adolescentes en longue rando (je croyais que les ados détestaient marcher) la seconde est de voir une fille qui marchait avec un gros sac à dos en sandale, pas de bâton de marche et troisièmement un gardien de camping dans le fin fond des bois!!!

 Jour 2 – 18 juillet 2011 – le Bond, le Bondcliff, le West Bond et le Zealand (Franconia-Pemigewasset)

 Lever à 5h30 du matin, nous sommes les premier levé, la journée s’annonce très longue, trop longue. Le mal de tête est toujours présent, mais il faut se qu’il faut, marcher et marcher. Départ à 7h00 seuls sur la Bondcliff Trail vers le premier sommet de la semaine : le Bond, à l’intersection du camping nous avons laissé les sacs pour les trois premiers sommets. La montée vers le Bond est un petit kilomètre facile sans tracas. Le sommet est dénudé et le vent fait sentir un mauvais présage des nuages qui s’accumulent. Le Bond est le 14e sommet des White Mountains avec ses 4698 pieds (1431 m.) Nous avons une  vue superbe sur le Bondcliff et on peut même apercevoir le Owl’s Head au loin comme une petit butte. Après une petite pause nous mettons le cap sur le Bondcliff le 30e plus haut de l’état avec  ses 4265 pieds (1299 m.), pour un 2 km dans le vent mais devant nous un paysage lunaire. Le Bondcliff est une montagne très spectaculaire par ses falaises très abrupte et son plancher de roches. Personnellement, je m’attendais pas à un spectacle du genre, je vous assure que le coup de foudre fut immédiat! Après ces émotions nous sommes revenus vers le Bond pour faire le crochet de 1 km sur le West Bond classé 16e à 4540 pieds (1383 m.) c’est à ce moment exact que la pluie a nous a chatouillé la tête et les nerfs… et du même coup l’horizon était gris, mais dans le cœur des montagnes la température fait de temps en temps et même souvent des soubresauts. Après un début de journée féerique la motivation était à son comble malgré une micro pluie. Il nous restait à faire le Zealand, pour cela il fallait retourner sur nos pas vers le Guyot 4580 pieds, sur le sommet nous avons emprunté la Twinway qui va nous mener au top du Zealand à plus de 4260 pieds ce qui en fait le 31e sommet du New Hampshire. Sur ce sentier de 2 km nous avons rencontrer beaucoup de gens du 3e âge qui s’adonnent à leur activité favorite, je leur lève mon chapeau en guise d’admiration, je souhaite bien en faire autant à cet âge. Sur le Zealand, il pleut et la vue est nulle dû à la présence de sapins. Nous revenons sur la Twinway pour repasser sur les Twins et redescendre vers la voiture pour encore plusieurs heures de marche et 15 km dans un sentier où les montées et les descentes abruptes se succèdent. Le rythme y est et la bonne humeur aussi, en tout cas beaucoup plus qu’hier et en bonus la pluie a cessée pour un certain temps. C’est après un total de 24 km et 11 heures de marche que nous rentrons  au Timberland Camping avec en poche 7 sommets dont 4 qui sont des 4000 footers. En deux jours : c’est 37,5 km que nous avons avalé, la semaine s’annonce chaude et c’est bien comme ça…

Marc sur le Bondcliff 

Jour 3 – 19 juillet 2011 – Le mont Waumbeck (North Country-Mahoosuc)

 Cette montagne est située dans le petit village de Jefferson, soit à une quinzaine de km de Gorham. Techniquement le Waumbeck culmine à 4006 pieds (46e), tout juste un 4000 footers, c’est par une journée très chaude, mon thermomètre oscillait les 30 °C, que nous avons emprunté la Starr King Trail, qui en passant l’entretient fait par le Randolph Mountain Club est impeccable. Une montée de 6 km qui nous rappelle que la montagne a déjà fait partie du quotidien des gens du siècle dernier. On y a croisé un puit avec ses raccords en début de parcours et une cheminée en bordure du Starr King (3914 pieds). Pour rejoindre le Waumbeck cela prend environ 2 heures de marche, un sentier que je considère facile et bien dégagé. Les deux montagnes sont boisées où les guêpes sont rois et maîtres. Une journée de 12 km qui a comblée nos attentes.

 Jour 4 – 20 juillet – 2011 Le mont Isolation (Presidential Range)

 Un mont qui porte bien son nom: Isolation, loin des autres de la Presidential, beaucoup de kilométrages pour un seul, mais bon…pas le choix!!! 8h00 nous partons de  Pinkham Notch par la Boott Spur Trail. Suite à une montée soutenue de 5 km pendant 2 heures sous une chaleur infernale et dans les blocs de roches,  mais qui en vaut la peine, un sentier qui nous dirige au-dessus de la ligne des arbres. Un décor enchanteur avec en prime une vue sur le majestueux Mont Washington, la plupart de randonneurs rencontrés s’en vont fouler le maître des White Mountains.

Le mont Washington et le fameux Tuckerman Ravine

Sur la crête, c’est la Davis Path qui nous mènera vers l’Isolation et du même coup je me rends compte que l’eau baisse à vue d’œil dans mes gourdes. Nous rencontrons un homme avec son fils, qui a déjà les 67 monts de la 4000 footers de la New England en poche, nous lui demandons s’il se rappellent qu’il y a des ruisseaux vers l’Isolation. Il me répond : Je ne le sais pas, mais ouvre mon sac et prends-toi de l’eau. Un gentlemen qui s’en allait pour la 25e fois sur le Washington…pourquoi? parce que c’est le plus beau!!! Il a tant raison. Effectivement de l’eau vers l’Isolation il y en a pas. J’ai dû la rationner tout la journée. Après 5,3 km nous avons foulé le sommet sous une chaleur accablante de 35 °C. À ma grande surprise la vue y est magnifique, on peut apercevoir le Washington, le Monroe, le Pierce, le Jackson, l’Eisenhower et au sud les Wildcats. Nous mangeons rapidement pour mieux revenir vers une source d’eau, peut-être plus bas…Nous revenons par la Davis Path pour faire un crochet sur la Glen Boulder Trail qui descend jusqu’à Pinkham Notch. À l’intersection des deux sentiers j’ai bu ma dernière gorgée d’eau en me disant : à la grâce de Dieu!!! En fait la chaleur et le soleil qui me plombait sur la tête. Sur la crête le processus de déshydratation se fait en accéléré. La Glen Boulder descend énormément et toujours pas de cours d’eau pour me soulager. Je peux vous affirmer qu’en 4 heures j’ai bu 100 ml d’eau et dans les 2 dernières aucune goutte…À force de descendre on commence à entendre un faible bruit d’un supposé ruisseau, on avance, on l’entend mais il est loin. Plus on s’en approche, plus le son est fort et le moral reprend vie. À l’arrivée il n’était pas question de filtrer, nous avons bu directement dedans, la température du corps a chuté pour la peine, cela a fait un bien inestimable, il est 17h00 et on en marre…Aujourd’hui nous avons parcouru 18,5 km. Je peux affirmer que c’est la canicule dans les White Mountains!!!

Jour 5 – 21 juillet 2011 – le Mont Cabot (North Country-Mahoosuc)

 Aujourd’hui c’est nuageux et très humide. Le mont Cabot est à l’horaire en passant par The Horn (3905) et The Bulge(3950). C’est par le sentier Unknown Pond que nous avons parti sur 3,5 km de montée facile et ensuite nous avons bifurqué sur la Kilkenny Ridge Trail pendant 5 km pour passer par le Horn, qui est à mon avis le beau point de vue de la journée, un gros rocher comme promontoire avec une belle vue sur les environ et le Cabot (4170). Quant aux sommets du Cabot et du Bulge, ils sont boisés. Cette randonnée s’est effectuée sous la menace de nuages et d’un vent humide et en prime de la sueur à volonté!!! Pour se rendre au Cabot nous avons marché 17 km aller-retour.

 Jour 6 – 22 juillet 2011 – les monts East Osceola et Osceola (Crawford Notch-Sandwich Range)

 Toujours étouffé par une chaleur désertique, aujourd’hui on double le plaisir en grimpant deux montagnes, l’effort en vaudra la chandelle. C’est par la Greeley Pond Trail que nous avons attaqué une montée aux enfer, c’est-à-dire que la montée était très abrupte et interminable…en fait presque…un 4,5 km de calibre mais plaisant qui nous a mené au East  Osceola (4156) et 1,6 km plus loin le  Osceola à 4340 pieds qui nous offrait un beau spectacle à plus de 36 °C sur la grosse roche plate. Sur le mont nous avons rencontré un hiker qui lui restait que 7 monts pour boucler la boucle, un peu comme nous!!! Une descente soutenue mais combien plaisante, un beau 12 km en totalité à l’ombre, sous les arbres. À maintes occasions on se dit blasé par la marche dans le bois à cause de la vue inexistante, mais aujourd’hui j’e suis bien heureux d’être à l’ombre.

 

La montée du East Osceola

Jour 7 – 23 juillet 2011  – Le mont Hale (Franconia-Pemigewasset)

 La dernière randonnée avant le départ, c’est au tour du Hale (4054) de se faire user le dos par nos bottes, qui sont toujours au sec depuis le début de la semaine. Par la Hale Brook Trail, c’est un petit 7 km de randonnée facile et de pur plaisir avec une bonne montée à la fin mais rien d’épeurant, elle nous mène vers le 37e sommet de l’état.

 Ce périple de 7 jour nous a permis de grimpé 17 monts dont 10 appartiennent aux 4000 footers NH et parcouru plus de 104 kilomètres. En somme, les attentes ont été comblées car nous avons plus de 43 monts de foulés depuis le début, il n’en reste que 5, l’objectif est à notre portée plus que jamais.

43 de complété, il n’en reste que 5…à suivre…

 Quelques informations pertinentes :

Pour se rendre : de Québec prendre l’autoroute 20 ouest, prendre la 55 direction Vermont, Sur l’autoroute 91 Sud  et prendre la sortie 19 pour rejoindre I-93 S en direction de Littleton NH et ensuite prendre la sortie 40 en direction de Bethlehem Twin Mt.

 Livre à recommander : White Mountain Guide (cartes incluses) de AMC

 Bon restaurant à Gorham : Mr Pizza

 Bon camping : Timberland Campground


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Objectifs : Collins, Matawees, Fortin et Logan

Il y a deux ans quand je suis passé sur ces monts lors de notre époppée du SIA, le temps était merdique (2 °C et de la pluie sans arrêt), c’est à ce moment que je me suis dis qu’un jour j’y reviendrai par beau temps. J’étais convaincu que ça devait être les plus beaux de la réserve faunique de Matane. En passant je me demande bien pourquoi qu’ils n’appartiennent pas au parc de la Gaspésie.

Plus tôt cette année, quand Michel Brunet m’a lancée l’invitation d’aller grimper les monts Collins, Matawees, Fortin et Logan via le SIA la réponse a été instantanée…OUI!!!

 La superbe chute Hélène et ses 70 mètres

Jour 1 – 4 juillet 2011

C’est le 4 juillet dernier à 5h30 que nous avons quitté Rimouski, le cœur léger et les yeux encore un peu collés, en direction du stationnement de la chute Hélène sur la route 1 dans la réserve faunique de Matane. C’est en compagnie de Michel et Maryse Brunet, d’Alexandre Colgan, Michel Harisson et de Sylvie Perreault. C’est vers 9h00 sous un soleil splendide que nous avons effectué notre départ dans un nuage de moustiques!!!Le sentier monte avec rigueur sur 4 km, jusqu’à la chute Hélène qui, avec ses 70 mètres de haut nous rafraîchie avec sa brume féerique, cela fut très apprécié par le groupe. Nous avons également profité de cette pause pour dîner. Maintenant le ventre rassasié et que le soleil est toujours avec nous, il est motivant d’attaquer la montée en direction du lean-to du ruisseau Bascon, un petit 3 km. Michel B. a eu quelques complications digestives au courant de la journée ce qui a rendu sa journée plus difficile, mais cela ne l’a pas empêché d’avoir en tête le Bascon comme objectif. Arrivé au campement, le moral des troupes est sans contredit à son meilleur, on sait que demain la montée des fougères pour le Collins sera pénible mais la confiance est de mise. Après un bain glacial dans le Bascon, un repas lyophilisé bien mérité et du placotage plein air; l’écho de Morphée commence à se faire entendre vers les 20h00. C’est au point de quitté le monde réel vers une nuit paisible que la montagne sort ses griffes avec du tonnerre et des éclairs suivi d’une bonne averse à la verticale.

Jour 2 – 5 juillet 2011

Levé à l’aube, soit vers 4h45, un bon déjeuner, un bon chocolat chaud et une promesse de beau temps dans le ciel. 6h30 départ pour la pénible et ardue côte des fougères. Sachant dans quoi je suis embarqué, cela me motive au plus haut point. Je prends les devant avec Alexandre, un jeune homme passionné par la randonnée et le plein air, le mot plaindre lui il ne connaît pas. Parle, parle, jase, jase…le temps file, on avale les kilomètres comme des petits pains chauds. La fougère commence à prendre le dessus sur tout, et le terrain s’escarpe de mètre en mètre et la cadence est excellente. Nous sommes en avance sur le groupe mais on décide de les attendre, on fait quand même partie de la même équipe et le but n’est pas de battre des records mais bien d’atteindre l’objectif des sommets.

Michel H. et Sylvie dans la côte des fougères

Michel B. et Maryse arrivant sur le Collins

Le groupe au sommet du Collins et fier d’y être…

Quelque temps après, les deux autres groupes nous rejoignent pour l’assaut final du Collins. Sur ce sommet dénudé, à plus de 1036 mètres, la récompense est grandiose, le spectacle y est tout à fait sublime; une vue à l’infinie!!! Vers l’est ce sont les sommets à venir qui se dévoile et au nord un fleuve Saint-Laurent splendide, à l’ouest les sommets de la réserve faunique. Le temps d’une bonne pause et de plusieurs photos pour se récompenser. Par contre, Maryse a un malaise à un genou, elle avance à son rythme et s’est bien comme ça, Michel B. l’accompagne, un peu plus à l’avant Sylvie et Michel H. avance bien. Alexandre et moi prenons les devants avec notre rythme. Comme l’a si bien analysé Michel B.: « Dans notre équipe il y a 3 sous-équipes. » Je peux ajouté à cela que l’on se complétait bien, car les deux Michel sont très forts en orientation, chose que je suis un peu faible!!!

Alexandre, le Matawees, le Fortin, et le Logan

 

Après 20 minutes, nous atteignons le mont Matawees, le plus élevé de la réserve avec ses 1073 mètres, on se sent en équilibre sur sa crête, une sensation unique. Pendant la descente, nous avons eu la chance d’apercevoir un orignal en flanc de montagne, nous avons descendu quelques peu pour ensuite atteindre le Fortin (1020m.) au grand vent mais avec un regard sur les deux précédents; de toutes beautés. En cette longue journée, il ne restait qu’à emprunté les crêtes pour rejoindre le Logan (1150m.), soit une heure de randonnée. C’était ma quatrième visite sur ce majestueux sommet du parc de la Gaspésie, mais une première par beau temps. Je peux qualifié le sommet de dépotoir, même si des efforts notables ont été mis en place pour améliorer les lieux. Mais la vue est quand même sublime, toutes les montagnes de l’est à perte de vue, dont celles du parc. Et à l’ouest, celles que nous avions foulées un peu plus tôt dans la journée, le spectacle est gravé à tout jamais. Après ces soupirs devant les dames de la Gaspésie, il ne reste que 1,7 km pour aller relaxer nos pieds endoloris au refuge de la chouette.

Vue du refuge la Chouette à la tombée du jour

Un peu plus tôt sur le Matawees Michel B. me parle d’un plan B, le genou de Maryse ne s’améliore pas et la fatigue s’est installée. Il me propose de revenir en sa compagnie par la route du Logan, une marche de 26 km selon la carte, peut-être moins si l’on rencontre une voiture. Avec un léger sac à dos, pas de problème, en plus avec Michel, qui connaît le parc et les environs comme le fond de sa poche. Le lendemain matin 5h30 nous quittions pour le stationnement de la chute Hélène sous un couvert de nuageux mais avec un grand plaisir de marcher avec cette personne exceptionnelle. Les sujets de conversations ne manquent pas en sa compagnie et les belles surprises non plus. Nous avons vu un tétras en partant et quelques kilomètres plus tard 4 jeunes orignaux qui nous attendaient. Avec une excellente moyenne de 5,5 km/h, ce n’est qu’après 4 heures de marche que nous avons pris notre première pause, soit vers 9h30. Ensuite deux gros orages ce sont abattus coup sur coup. La fatigue commence à se faire sentir mais le pas est encore bon, Michel B. regarde son GPS et on a 26, 7 km de marcher et il est 11h15 et aucune voiture en vue, selon lui la route 1 n’est pas loin.

Un tétras du Canada

Un peu plus loin… pas 1, pas 2, pas 3, mais 4 orignaux…

5 minutes plus tard un camion croise notre route, on demande à l’homme dans la cinquantaine si il est possible d’aller nous porter à l’auto. L’homme est un peu hésitant mais accepte de le faire, Michel embarque avec lui, moi je dois continuer à marcher par manque de place. Selon l’homme le stationnement est à plus de 10 km, donc ce n’est pas 26 km comme nous l’avions calculé mais bien 36km. Une demie heure plus tard Michel B. arrive à moi et ensuite retournons chercher l’autre voiture pour ensuite se rendre vers le mont Logan, une heure de route encore et 2 km de marche pour aller chercher le groupe qui attendait à la chouette. Le retour à la voiture a bien été, nous y sommes pointé vers 16h00 et ensuite un copieux repas nous attendait à Cap-Chat, pour ensuite débarqué à Rimouski vers 22h00 .

Une pancarte qui m’écoeure….

Je peux affirmer que cette randonnée m’a faut grandir à bien des points de vus, l’objectif est atteint pour moi, c’est-à-dire de voir ces monts par beaux temps tout en faisant de l’activité physique. C’est avec des gens passionnés par la randonnée que j’ai pu le faire et surtout de cœur.

Regard vers mon parc préféré

Dénivelé de notre randonnée, courtoisie de Michel Harisson

 
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Photo de la semaine: Sculpté par la montagne

Sujet: sculpture sur la Beaver Brook Trail

Anecdote: Chemin de glace en grimpant le Moosilauke dans le New Hampshire

Date: 24 mai 2011


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Le Passaconaway, le Whiteface, les Tripyramids et le Moosilauke

C’est la fin de semaine de l’Action de Grâces que Marc et moi nous nous sommes rendus dans le New Hampshire pour continuer notre quête de la 4000 footers. Après une semaine excécrable au Québec. Nous pensions bien que la balance pencherait de notre bord. Mais les nuages stationnaires étaient accrochés aux montagnes tout au long des parcours de la Sandwich Range dans le Franconia Notch State Park, près de Lincoln. Notre camp de base était situé au Lafayette Campground.

La première journée nous avions comme mandat de se rendre au sommet du mont Passaconaway et du Mont Whiteface , classé au 42e et 45e rang. C’est par la Olivierian Brook Trail que nous sommes partis pour ensuite prendre la Passaconaway Cutoff et enfin la Square Ledge Trail. Une montée de 2 heures et demie. Dans les sentiers il faut être extrêmement prudent car les embranchements sont à faire attention, pire qu’un centre-ville! Après un bon dîner sur le Passaconaway (4043 pieds)  il fallait le redescendre pour mieux remonter le Whiteface en sillonnant la Rollins trail. Un autre 2 heures de up and down. Où la vue était toujours terne et sana exclamation à part que le froid qui nous rappelait que la montagne ne se laisse pas apprivoiser en claquant des doigts. C’est après un 4 heures de descente à ne plus finir que nous sommes revenus au stationnement après un 25 km dans le corps. Nous qui disaient avant de partir c’est juste le 42e et 45e, ça va être relax!!! Mais il ne faut jamais prendre rien pour acquis surtout pour une première de l’année.

La seconde journée a commencé les pieds dans la flotte encore après une nuit ou la pluie n’a pas cessée un seul instant de se faire entendre sur la tente. Nous avons la commande de se rendre vers les Tripyramid, le North et le Middle, comme leurs noms l’indiquent si bien ce sont 3 montagnes en forme de pyramide. Une montée par la Pine Bend Brook Trail, un sentier qui commence de façon très relax et plus que le sommet arrive la montée y est éprouvante et le froid se fait sentir de façon agressive surtout rendu au sommet du North Tripyramid à plus de 4180 pieds, le 32e pic du NH et la tête dans les nuages. Pour se rendre à la seconde étape de la journée, il a fallu faire un petit kilomètre sur la Mount Tripyramid Trail. Le Middle est le 35e sur la liste des 48 footers à plus de 4140 pieds, la vue est toujours moche mais quand même fier d’avoir réalisé ce 15 km dans des conditions pas évidente.

Sur le Middle Tripyramid

Marc dans la descente

Pour notre dernière journée c’était pour arpenter le 10e sommet : le Mont Moosilauke avec ses 4802 pieds, un sommet de toundra comme nous les aimons. La montée par la Beaver Brook Trail, une pente très raide en partant en suivant de nombreuses cascades, superbe comme paysage mais combien difficile après 2 œufs saucisses!!! La glace dans le sentier s’est mise de la partie, très glissant, il faut être vigilent. Avec l’altitude le froid commençait à se manifester et les arbres à rapetisser rendu sur le sommet le vent était très fort et le thermomètre devait osciller autour du point de congélation. Une expérience intense même si l’horizon était absent. Après un bref moment, deux, trois photos et c’est le temps de redescendre vers la voiture une bonne ride 15 km avant de revenir au Québec. De plus à ce moment le soleil c’est montré le bout du nez trop tard mais juste à temps pour nous dire aurevoir!!!

Marc sur le Moosilauke

 


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Photo de la semaine: Georges le crapaud!

Sujet: crapaud

Anecdote: Rencontré lors de l’ascension du mont North Tripyramid dans le New Hampshire

Date: 23 mai 2011


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Photo de la semaine: Sur le SIA-Québec

Sujet: Phare de Pointe-à-la-Renommée

Anecdote: Nous avons croisé ce beau havre de paix sur le SIA-Québec. C’est à voir!!!

Date: 27 juillet 2010


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Véronique Denys sur le top de l’Everest

 

Véronique Denys est  à 8850 mètres d’altitude, les deux pieds sur le sommet de l’Everest et toute la famille était sur les dents depuis le dernier appel de Véronique Denys, tôt hier matin. Elle venait d’atteindre le camp 4 après sept heures d’ascension et n’avait que quelques petites heures de répit avant d’entreprendre la dernière, et la plus dangereuse, partie du trajet.

Ils sont une douzaine dans le petit logis, à tomber dans les bras les uns des autres pendant que Mme Aspirot essaie de retenir ses larmes, mais n’y parvient pas.

C’est la soeur de Véronique, France-Andrée, qui parviendra tant bien que mal à comprendre quelques mots à travers le bruit des convives et les parasites du téléphone-satellite. «Elle nous dit : « C’est fini! C’est fini! Je l’ai atteint. » Elle a froid et elle pense que la descente va être difficile parce qu’elle est fatiguée, mais elle est contente.»

L’Everest fait partie de la fameuse liste des «sept sommets», les plus hautes montagnes des sept grandes régions du globe. Véronique Denys espère les gravir tous, tout comme François-Guy Thivierge en 2009. Il ne lui en reste plus que deux à conquérir. Elle serait la première Québécoise à compléter la liste, et aussi la troisième seulement à atteindre le plus haut sommet du monde, trois ans après une autre alpiniste de Québec, Sylvie Fréchette. Avant de quitter le camp 4, Véronique Denys avait envoyé un bref message vocal pour son site Web. L’Everest est un rêve que la jeune alpiniste caressait depuis longtemps.


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Everest 2001

Voici un reportage photos sur le trek vers le camp de base du mont Everest. Déjà 10 ans!


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Thivierge rejoint un groupe sélect d’aventuriers

Après le pôle Sud il y a deux ans, François-Guy Thivierge a maintenant conquis l’autre extrémité du globe. Lundi, aux environs de 14 h, l’alpiniste de Saint-Ferréol a ajouté une autre réalisation à sa collection de grandes expéditions en posant ses skis sur le pôle Nord.

Cette énième aventure de Thivierge lui permet ainsi de rejoindre un groupe sélect d’aventuriers, dont Bernard Voyer, qui sont seulement une cinquantaine à avoir atteint le plus haut sommet de chacun des sept continents et les deux pôles.

«Ça s’est bien passé. Il a fait très froid. Il y a eu beaucoup de passages difficiles», résume-t-il dans un enregistrement audio disponible sur son site internet.

Arrivé dans ce coin inhospitalier de la planète sous le soleil, Thivierge a dû affronter des températures quotidiennes avoisinant les -25 °C, en plus de goûter à une tempête hivernale. Chaque journée était composée d’une sortie de 15 à 18 kilomètres en skis de fond, avec une charge de près de 55 kg dans le traîneau attaché derrière lui.

Thivierge a réussi l’exploit en compagnie de son équipe et du renommé guide belge Alain Hubert. Il a toutefois dû patienter deux journées de plus que prévu avant de concrétiser ses visées en raison de la construction d’un poste d’atterrissage à la base russe de Barnéo.

L’attente supplémentaire a valu la peine, car il dit repartir avec d’innombrables souvenirs en tête. «On a eu beaucoup de plaisir à regarder ces beaux paysages. Des milliers d’images qui représentent un paquet de choses, puis ça te permet aussi de faire le tour de ta vie en une semaine. Ç’a été un super beau voyage intérieur.»

François-Guy Thivierge rencontrera les médias le lundi 18 avril à 10hrs au Café de la Vie, 600 rue Bouvier, Québec. Lors de ce point de presse, l’aventurier racontera son expédition et répondra aux questions des journalistes.

 


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