Nous sommes des 4000 footers

C’est avec effervescence, confiance et motivation que nous sommes allés faire de la randonnée dans les White Mountains. Un seul objectif en tête: terminer les 4000 footers du New Hampshire. Vendredi en arrivant du Québec nous nous sommes attaqués au Tecumseh, le 48e et dernier sommet de la liste avec ses 4003 pieds (1220 m.), une roche en moins sur le sommet et je crois qu’il passerait pas comme 4000!!! C’est avec un 7 km de montée assez facile par le centre de ski Waterville Valley Ski resort. À la base c’était la cohue: un jamboree de scouts. Nous avons fait le en près de 3 heures par la Tecumseh trail. Un sentier qui monte toujours sans grande difficulté. En haut, une vue partielle, nous pouvons apercevoir les monts Osceola. Cela a pu nous donner l’occasion de se faire la jambe pour le lendemain matin.

Le lendemain matin, 4h30 sur le piton, un dure et longue journée nous attends, mais il fait beau, c’est au tour du mont  Owl’s Head. Un 30 km qui commence dans un chemin forestier assez facile pour ensuite prendre la Lincoln Brook Trail qui traverse quelques petits ruisseaux sur un terrain assez plat. C’est long, mais facile et le moral est très bon et contrairement à ce que je croyais le sentier est achalandé. Nous avons rencontré des gens qui veulent devenir 4000 footers, nous c’est dans 48 heurs la consécration, et c’est ça qui nous donne de l’adrénaline. Après un 5 heures d’approche, il nous reste le dernier mile, une montée très abrupte qui compense les heures de facilitées. Pour se rendre à la cime (1227m.)  c’est un véritable labyrinthe, après l’heure de la traditionnelle sandwich nous avons pas traîné car la vue y est nulle. Le retour s’est fait tout en douceur avec le sentiment que la corvée du week end était chose du passé, 10 heures de marche, de sueur et aussi de plaisirs ont agrémentés cette aventure automnale. Maintenant, il n’en reste que 3!!!

Marc sur la Lincoln Brook Trail en direction du Owl’s Head

En ce dimanche superbe, les Hancoks sont au menu, le north et ensuite le south. La pression tombée du Owl’s Head maintenent on s’amuse et on prend ça cool. Beaucoup de randonneurs s’étaient donné rendez-vous dans ce coin idyllique du New Hampshire. À ma grande surprise!!! plusieurs Québécois (5-6) avec qui nous avons pu échanger sur le plein air et la vie… Nous avons emprunté la Hancock Notch trail sur environ 2 miles pour ensuite marché 0,7 mile sur la Cedar brook trail et la montée a commencée à se faire sentir sur la Hancock loop trail. C’est à ce moment précis que la sueur sur mon front est apparue de façon permanente et que mon cœur a montré signe de vie!!!! Au premier sommet (1347m.) la vue y est surprenant et même extraordinaire. Les geais gris font leur spectacle et l’humeur est à la détente. À chaque pas, on se rapproche de l’ultime but et cela nous motive à pousser la machine un peu plus… Rendu au South Hancock (1336m.)  la vue est moins spectaculaire que le précédent mais le lunch y est très apprécié. Le retour fut une formalité, après cette journée de 16 km nous avons saisi sur ce qui nous restais à faire pour enfin terminer cette tournée des White Mountains. L’atmosphère est relax en cette soirée étoilée au Country Bumpkins, on a hâte au Carrigain!!!

10 octobre 2011, Le Carrigain est dans la mire, tous est unanime pour dire que l’on a choisi une belle dernière, le 13e de l’état américain avec ses 4 700 pieds. J’ai bien hâte d’en témoigner de mes yeux. On est parti le cœur léger, l’esprit en paix et un sac rempli de conviction. Sur la Signal Ridge Trail, on est à 16 km d’un rêve de randonneur. Le soleil nous accompagne pour cette dernière boucle et le ciel en est ravi. Mais la montagne ne se laisse pas intimidée par notre présence, elle nous réserve une montée assez ardue de 3 miles. Rendu sur le dernier plateau on entrevoit la grande tour du garde feu du sommet et le vent s’acharne en cette journée grandiose. Rendu sur le sommet c’est la fête, Champagne et pancarte, prises de photos devant le célèbre drapeau des États-Unis qui nous attendait au sommet. C’est la première fois que je vois cela!!! On dirait que c’est arrangé avec le gars des vues… je peux affirmer que c’est un beau hasard. En bas de la tour entrain de déguster  notre champagne, une américaine du Maryland nous parle et elle termine demain sa tournée des 48, c’est la 2e de la fin de semaine qui termine!!! Quel hasard! Toujours fébrile, il est temps de revenir à la réalité et de redescendre cette magnifique montagne qu’est le Carrigain.

 Nous sommes 4000 footer sur le Carrigain

 


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43 monts et une canicule dans les White Mountains

La semaine dernière c’était notre semaine de rando annuelle pour Marc et moi, cette année cap sur le New Hampshire. Notre but était simple : s’approcher du chiffre magique de 48 des 4000 footers des White Mountains. Après un 6 heures route nous avons élu comme camp de base pour la semaine au Timberland Campground. Les nouveaux propriétaires sont d’une gentillesse incroyable, comme tous les américains rencontrer sur les sentiers.

 Jour 1- 17 juillet 2011 – Destination Guyot campsite

 C’est par un matin très chaud que nous avons emprunté la North Twin Trail, un sentier assez plat les 2 tiers et qui traverse la Little river à 3 reprises. Nous avons gravi le North et le South Twin, chose que nous avions réalisé il y a déjà deux ans. Sur l’énorme roche du North nous avions déjà 7 km de marché par une chaleur dont j’ignorais l’existence, dans ce coin ou la pluie est roi et maître!!! Comme nous avions l’objectif de faire le Bond, le West Bond, le Bondcliff et le Zealand tous le même jour, je regardais ma montre et je me disais : avec la cadence que l’on a ce sera l’enfer. Je crois qu’en cette journée nous avions deux vitesses : le neutre et le reculons. La tête était à la veille de me fendre comme une bûche sous le coup d’une hache. Après avoir traversé les Twins, le sentier s’est mis à monter graduellement sur 3 km vers le mont Guyot, un beau mont dénudé avec une brise comme je les aimes. Ils ne restaient que 1,3 km avant d’atteindre le camping, qui à ma grande surprise est gardé par un gardien qui charge un 8$ par hiker. Le gars reste là pendant 4 mois de temps. Il descend pour deux jours à tous les 12 jours. Si je calcule bien, 1 journée de descente et une autre pour remonter et le congé est terminé. Il faut être fort pour faire ce boulot… et aimer la solitude. Après avoir monté la tente je suis exténué et nous avons encore aucune montagne de gravit qui appartienne à la liste. Nous décidons de relaxer, en fin de compte c’est les vacances, demain nous rattraperons le temps perdu de cette première journée excécrable. Malgré un total de 13,5 km j’ai le physique à terre et pourtant le moral est au top!!! En cette première journée, il y a trois choses qui m’ont totalement ébloui, la première est de rencontrer un groupe de 6 adolescentes en longue rando (je croyais que les ados détestaient marcher) la seconde est de voir une fille qui marchait avec un gros sac à dos en sandale, pas de bâton de marche et troisièmement un gardien de camping dans le fin fond des bois!!!

 Jour 2 – 18 juillet 2011 – le Bond, le Bondcliff, le West Bond et le Zealand (Franconia-Pemigewasset)

 Lever à 5h30 du matin, nous sommes les premier levé, la journée s’annonce très longue, trop longue. Le mal de tête est toujours présent, mais il faut se qu’il faut, marcher et marcher. Départ à 7h00 seuls sur la Bondcliff Trail vers le premier sommet de la semaine : le Bond, à l’intersection du camping nous avons laissé les sacs pour les trois premiers sommets. La montée vers le Bond est un petit kilomètre facile sans tracas. Le sommet est dénudé et le vent fait sentir un mauvais présage des nuages qui s’accumulent. Le Bond est le 14e sommet des White Mountains avec ses 4698 pieds (1431 m.) Nous avons une  vue superbe sur le Bondcliff et on peut même apercevoir le Owl’s Head au loin comme une petit butte. Après une petite pause nous mettons le cap sur le Bondcliff le 30e plus haut de l’état avec  ses 4265 pieds (1299 m.), pour un 2 km dans le vent mais devant nous un paysage lunaire. Le Bondcliff est une montagne très spectaculaire par ses falaises très abrupte et son plancher de roches. Personnellement, je m’attendais pas à un spectacle du genre, je vous assure que le coup de foudre fut immédiat! Après ces émotions nous sommes revenus vers le Bond pour faire le crochet de 1 km sur le West Bond classé 16e à 4540 pieds (1383 m.) c’est à ce moment exact que la pluie a nous a chatouillé la tête et les nerfs… et du même coup l’horizon était gris, mais dans le cœur des montagnes la température fait de temps en temps et même souvent des soubresauts. Après un début de journée féerique la motivation était à son comble malgré une micro pluie. Il nous restait à faire le Zealand, pour cela il fallait retourner sur nos pas vers le Guyot 4580 pieds, sur le sommet nous avons emprunté la Twinway qui va nous mener au top du Zealand à plus de 4260 pieds ce qui en fait le 31e sommet du New Hampshire. Sur ce sentier de 2 km nous avons rencontrer beaucoup de gens du 3e âge qui s’adonnent à leur activité favorite, je leur lève mon chapeau en guise d’admiration, je souhaite bien en faire autant à cet âge. Sur le Zealand, il pleut et la vue est nulle dû à la présence de sapins. Nous revenons sur la Twinway pour repasser sur les Twins et redescendre vers la voiture pour encore plusieurs heures de marche et 15 km dans un sentier où les montées et les descentes abruptes se succèdent. Le rythme y est et la bonne humeur aussi, en tout cas beaucoup plus qu’hier et en bonus la pluie a cessée pour un certain temps. C’est après un total de 24 km et 11 heures de marche que nous rentrons  au Timberland Camping avec en poche 7 sommets dont 4 qui sont des 4000 footers. En deux jours : c’est 37,5 km que nous avons avalé, la semaine s’annonce chaude et c’est bien comme ça…

Marc sur le Bondcliff 

Jour 3 – 19 juillet 2011 – Le mont Waumbeck (North Country-Mahoosuc)

 Cette montagne est située dans le petit village de Jefferson, soit à une quinzaine de km de Gorham. Techniquement le Waumbeck culmine à 4006 pieds (46e), tout juste un 4000 footers, c’est par une journée très chaude, mon thermomètre oscillait les 30 °C, que nous avons emprunté la Starr King Trail, qui en passant l’entretient fait par le Randolph Mountain Club est impeccable. Une montée de 6 km qui nous rappelle que la montagne a déjà fait partie du quotidien des gens du siècle dernier. On y a croisé un puit avec ses raccords en début de parcours et une cheminée en bordure du Starr King (3914 pieds). Pour rejoindre le Waumbeck cela prend environ 2 heures de marche, un sentier que je considère facile et bien dégagé. Les deux montagnes sont boisées où les guêpes sont rois et maîtres. Une journée de 12 km qui a comblée nos attentes.

 Jour 4 – 20 juillet – 2011 Le mont Isolation (Presidential Range)

 Un mont qui porte bien son nom: Isolation, loin des autres de la Presidential, beaucoup de kilométrages pour un seul, mais bon…pas le choix!!! 8h00 nous partons de  Pinkham Notch par la Boott Spur Trail. Suite à une montée soutenue de 5 km pendant 2 heures sous une chaleur infernale et dans les blocs de roches,  mais qui en vaut la peine, un sentier qui nous dirige au-dessus de la ligne des arbres. Un décor enchanteur avec en prime une vue sur le majestueux Mont Washington, la plupart de randonneurs rencontrés s’en vont fouler le maître des White Mountains.

Le mont Washington et le fameux Tuckerman Ravine

Sur la crête, c’est la Davis Path qui nous mènera vers l’Isolation et du même coup je me rends compte que l’eau baisse à vue d’œil dans mes gourdes. Nous rencontrons un homme avec son fils, qui a déjà les 67 monts de la 4000 footers de la New England en poche, nous lui demandons s’il se rappellent qu’il y a des ruisseaux vers l’Isolation. Il me répond : Je ne le sais pas, mais ouvre mon sac et prends-toi de l’eau. Un gentlemen qui s’en allait pour la 25e fois sur le Washington…pourquoi? parce que c’est le plus beau!!! Il a tant raison. Effectivement de l’eau vers l’Isolation il y en a pas. J’ai dû la rationner tout la journée. Après 5,3 km nous avons foulé le sommet sous une chaleur accablante de 35 °C. À ma grande surprise la vue y est magnifique, on peut apercevoir le Washington, le Monroe, le Pierce, le Jackson, l’Eisenhower et au sud les Wildcats. Nous mangeons rapidement pour mieux revenir vers une source d’eau, peut-être plus bas…Nous revenons par la Davis Path pour faire un crochet sur la Glen Boulder Trail qui descend jusqu’à Pinkham Notch. À l’intersection des deux sentiers j’ai bu ma dernière gorgée d’eau en me disant : à la grâce de Dieu!!! En fait la chaleur et le soleil qui me plombait sur la tête. Sur la crête le processus de déshydratation se fait en accéléré. La Glen Boulder descend énormément et toujours pas de cours d’eau pour me soulager. Je peux vous affirmer qu’en 4 heures j’ai bu 100 ml d’eau et dans les 2 dernières aucune goutte…À force de descendre on commence à entendre un faible bruit d’un supposé ruisseau, on avance, on l’entend mais il est loin. Plus on s’en approche, plus le son est fort et le moral reprend vie. À l’arrivée il n’était pas question de filtrer, nous avons bu directement dedans, la température du corps a chuté pour la peine, cela a fait un bien inestimable, il est 17h00 et on en marre…Aujourd’hui nous avons parcouru 18,5 km. Je peux affirmer que c’est la canicule dans les White Mountains!!!

Jour 5 – 21 juillet 2011 – le Mont Cabot (North Country-Mahoosuc)

 Aujourd’hui c’est nuageux et très humide. Le mont Cabot est à l’horaire en passant par The Horn (3905) et The Bulge(3950). C’est par le sentier Unknown Pond que nous avons parti sur 3,5 km de montée facile et ensuite nous avons bifurqué sur la Kilkenny Ridge Trail pendant 5 km pour passer par le Horn, qui est à mon avis le beau point de vue de la journée, un gros rocher comme promontoire avec une belle vue sur les environ et le Cabot (4170). Quant aux sommets du Cabot et du Bulge, ils sont boisés. Cette randonnée s’est effectuée sous la menace de nuages et d’un vent humide et en prime de la sueur à volonté!!! Pour se rendre au Cabot nous avons marché 17 km aller-retour.

 Jour 6 – 22 juillet 2011 – les monts East Osceola et Osceola (Crawford Notch-Sandwich Range)

 Toujours étouffé par une chaleur désertique, aujourd’hui on double le plaisir en grimpant deux montagnes, l’effort en vaudra la chandelle. C’est par la Greeley Pond Trail que nous avons attaqué une montée aux enfer, c’est-à-dire que la montée était très abrupte et interminable…en fait presque…un 4,5 km de calibre mais plaisant qui nous a mené au East  Osceola (4156) et 1,6 km plus loin le  Osceola à 4340 pieds qui nous offrait un beau spectacle à plus de 36 °C sur la grosse roche plate. Sur le mont nous avons rencontré un hiker qui lui restait que 7 monts pour boucler la boucle, un peu comme nous!!! Une descente soutenue mais combien plaisante, un beau 12 km en totalité à l’ombre, sous les arbres. À maintes occasions on se dit blasé par la marche dans le bois à cause de la vue inexistante, mais aujourd’hui j’e suis bien heureux d’être à l’ombre.

 

La montée du East Osceola

Jour 7 – 23 juillet 2011  – Le mont Hale (Franconia-Pemigewasset)

 La dernière randonnée avant le départ, c’est au tour du Hale (4054) de se faire user le dos par nos bottes, qui sont toujours au sec depuis le début de la semaine. Par la Hale Brook Trail, c’est un petit 7 km de randonnée facile et de pur plaisir avec une bonne montée à la fin mais rien d’épeurant, elle nous mène vers le 37e sommet de l’état.

 Ce périple de 7 jour nous a permis de grimpé 17 monts dont 10 appartiennent aux 4000 footers NH et parcouru plus de 104 kilomètres. En somme, les attentes ont été comblées car nous avons plus de 43 monts de foulés depuis le début, il n’en reste que 5, l’objectif est à notre portée plus que jamais.

43 de complété, il n’en reste que 5…à suivre…

 Quelques informations pertinentes :

Pour se rendre : de Québec prendre l’autoroute 20 ouest, prendre la 55 direction Vermont, Sur l’autoroute 91 Sud  et prendre la sortie 19 pour rejoindre I-93 S en direction de Littleton NH et ensuite prendre la sortie 40 en direction de Bethlehem Twin Mt.

 Livre à recommander : White Mountain Guide (cartes incluses) de AMC

 Bon restaurant à Gorham : Mr Pizza

 Bon camping : Timberland Campground


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Objectifs : Collins, Matawees, Fortin et Logan

Il y a deux ans quand je suis passé sur ces monts lors de notre époppée du SIA, le temps était merdique (2 °C et de la pluie sans arrêt), c’est à ce moment que je me suis dis qu’un jour j’y reviendrai par beau temps. J’étais convaincu que ça devait être les plus beaux de la réserve faunique de Matane. En passant je me demande bien pourquoi qu’ils n’appartiennent pas au parc de la Gaspésie.

Plus tôt cette année, quand Michel Brunet m’a lancée l’invitation d’aller grimper les monts Collins, Matawees, Fortin et Logan via le SIA la réponse a été instantanée…OUI!!!

 La superbe chute Hélène et ses 70 mètres

Jour 1 – 4 juillet 2011

C’est le 4 juillet dernier à 5h30 que nous avons quitté Rimouski, le cœur léger et les yeux encore un peu collés, en direction du stationnement de la chute Hélène sur la route 1 dans la réserve faunique de Matane. C’est en compagnie de Michel et Maryse Brunet, d’Alexandre Colgan, Michel Harisson et de Sylvie Perreault. C’est vers 9h00 sous un soleil splendide que nous avons effectué notre départ dans un nuage de moustiques!!!Le sentier monte avec rigueur sur 4 km, jusqu’à la chute Hélène qui, avec ses 70 mètres de haut nous rafraîchie avec sa brume féerique, cela fut très apprécié par le groupe. Nous avons également profité de cette pause pour dîner. Maintenant le ventre rassasié et que le soleil est toujours avec nous, il est motivant d’attaquer la montée en direction du lean-to du ruisseau Bascon, un petit 3 km. Michel B. a eu quelques complications digestives au courant de la journée ce qui a rendu sa journée plus difficile, mais cela ne l’a pas empêché d’avoir en tête le Bascon comme objectif. Arrivé au campement, le moral des troupes est sans contredit à son meilleur, on sait que demain la montée des fougères pour le Collins sera pénible mais la confiance est de mise. Après un bain glacial dans le Bascon, un repas lyophilisé bien mérité et du placotage plein air; l’écho de Morphée commence à se faire entendre vers les 20h00. C’est au point de quitté le monde réel vers une nuit paisible que la montagne sort ses griffes avec du tonnerre et des éclairs suivi d’une bonne averse à la verticale.

Jour 2 – 5 juillet 2011

Levé à l’aube, soit vers 4h45, un bon déjeuner, un bon chocolat chaud et une promesse de beau temps dans le ciel. 6h30 départ pour la pénible et ardue côte des fougères. Sachant dans quoi je suis embarqué, cela me motive au plus haut point. Je prends les devant avec Alexandre, un jeune homme passionné par la randonnée et le plein air, le mot plaindre lui il ne connaît pas. Parle, parle, jase, jase…le temps file, on avale les kilomètres comme des petits pains chauds. La fougère commence à prendre le dessus sur tout, et le terrain s’escarpe de mètre en mètre et la cadence est excellente. Nous sommes en avance sur le groupe mais on décide de les attendre, on fait quand même partie de la même équipe et le but n’est pas de battre des records mais bien d’atteindre l’objectif des sommets.

Michel H. et Sylvie dans la côte des fougères

Michel B. et Maryse arrivant sur le Collins

Le groupe au sommet du Collins et fier d’y être…

Quelque temps après, les deux autres groupes nous rejoignent pour l’assaut final du Collins. Sur ce sommet dénudé, à plus de 1036 mètres, la récompense est grandiose, le spectacle y est tout à fait sublime; une vue à l’infinie!!! Vers l’est ce sont les sommets à venir qui se dévoile et au nord un fleuve Saint-Laurent splendide, à l’ouest les sommets de la réserve faunique. Le temps d’une bonne pause et de plusieurs photos pour se récompenser. Par contre, Maryse a un malaise à un genou, elle avance à son rythme et s’est bien comme ça, Michel B. l’accompagne, un peu plus à l’avant Sylvie et Michel H. avance bien. Alexandre et moi prenons les devants avec notre rythme. Comme l’a si bien analysé Michel B.: « Dans notre équipe il y a 3 sous-équipes. » Je peux ajouté à cela que l’on se complétait bien, car les deux Michel sont très forts en orientation, chose que je suis un peu faible!!!

Alexandre, le Matawees, le Fortin, et le Logan

 

Après 20 minutes, nous atteignons le mont Matawees, le plus élevé de la réserve avec ses 1073 mètres, on se sent en équilibre sur sa crête, une sensation unique. Pendant la descente, nous avons eu la chance d’apercevoir un orignal en flanc de montagne, nous avons descendu quelques peu pour ensuite atteindre le Fortin (1020m.) au grand vent mais avec un regard sur les deux précédents; de toutes beautés. En cette longue journée, il ne restait qu’à emprunté les crêtes pour rejoindre le Logan (1150m.), soit une heure de randonnée. C’était ma quatrième visite sur ce majestueux sommet du parc de la Gaspésie, mais une première par beau temps. Je peux qualifié le sommet de dépotoir, même si des efforts notables ont été mis en place pour améliorer les lieux. Mais la vue est quand même sublime, toutes les montagnes de l’est à perte de vue, dont celles du parc. Et à l’ouest, celles que nous avions foulées un peu plus tôt dans la journée, le spectacle est gravé à tout jamais. Après ces soupirs devant les dames de la Gaspésie, il ne reste que 1,7 km pour aller relaxer nos pieds endoloris au refuge de la chouette.

Vue du refuge la Chouette à la tombée du jour

Un peu plus tôt sur le Matawees Michel B. me parle d’un plan B, le genou de Maryse ne s’améliore pas et la fatigue s’est installée. Il me propose de revenir en sa compagnie par la route du Logan, une marche de 26 km selon la carte, peut-être moins si l’on rencontre une voiture. Avec un léger sac à dos, pas de problème, en plus avec Michel, qui connaît le parc et les environs comme le fond de sa poche. Le lendemain matin 5h30 nous quittions pour le stationnement de la chute Hélène sous un couvert de nuageux mais avec un grand plaisir de marcher avec cette personne exceptionnelle. Les sujets de conversations ne manquent pas en sa compagnie et les belles surprises non plus. Nous avons vu un tétras en partant et quelques kilomètres plus tard 4 jeunes orignaux qui nous attendaient. Avec une excellente moyenne de 5,5 km/h, ce n’est qu’après 4 heures de marche que nous avons pris notre première pause, soit vers 9h30. Ensuite deux gros orages ce sont abattus coup sur coup. La fatigue commence à se faire sentir mais le pas est encore bon, Michel B. regarde son GPS et on a 26, 7 km de marcher et il est 11h15 et aucune voiture en vue, selon lui la route 1 n’est pas loin.

Un tétras du Canada

Un peu plus loin… pas 1, pas 2, pas 3, mais 4 orignaux…

5 minutes plus tard un camion croise notre route, on demande à l’homme dans la cinquantaine si il est possible d’aller nous porter à l’auto. L’homme est un peu hésitant mais accepte de le faire, Michel embarque avec lui, moi je dois continuer à marcher par manque de place. Selon l’homme le stationnement est à plus de 10 km, donc ce n’est pas 26 km comme nous l’avions calculé mais bien 36km. Une demie heure plus tard Michel B. arrive à moi et ensuite retournons chercher l’autre voiture pour ensuite se rendre vers le mont Logan, une heure de route encore et 2 km de marche pour aller chercher le groupe qui attendait à la chouette. Le retour à la voiture a bien été, nous y sommes pointé vers 16h00 et ensuite un copieux repas nous attendait à Cap-Chat, pour ensuite débarqué à Rimouski vers 22h00 .

Une pancarte qui m’écoeure….

Je peux affirmer que cette randonnée m’a faut grandir à bien des points de vus, l’objectif est atteint pour moi, c’est-à-dire de voir ces monts par beaux temps tout en faisant de l’activité physique. C’est avec des gens passionnés par la randonnée que j’ai pu le faire et surtout de cœur.

Regard vers mon parc préféré

Dénivelé de notre randonnée, courtoisie de Michel Harisson

 
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Photo de la semaine: Sculpté par la montagne

Sujet: sculpture sur la Beaver Brook Trail

Anecdote: Chemin de glace en grimpant le Moosilauke dans le New Hampshire

Date: 24 mai 2011


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Le Passaconaway, le Whiteface, les Tripyramids et le Moosilauke

C’est la fin de semaine de l’Action de Grâces que Marc et moi nous nous sommes rendus dans le New Hampshire pour continuer notre quête de la 4000 footers. Après une semaine excécrable au Québec. Nous pensions bien que la balance pencherait de notre bord. Mais les nuages stationnaires étaient accrochés aux montagnes tout au long des parcours de la Sandwich Range dans le Franconia Notch State Park, près de Lincoln. Notre camp de base était situé au Lafayette Campground.

La première journée nous avions comme mandat de se rendre au sommet du mont Passaconaway et du Mont Whiteface , classé au 42e et 45e rang. C’est par la Olivierian Brook Trail que nous sommes partis pour ensuite prendre la Passaconaway Cutoff et enfin la Square Ledge Trail. Une montée de 2 heures et demie. Dans les sentiers il faut être extrêmement prudent car les embranchements sont à faire attention, pire qu’un centre-ville! Après un bon dîner sur le Passaconaway (4043 pieds)  il fallait le redescendre pour mieux remonter le Whiteface en sillonnant la Rollins trail. Un autre 2 heures de up and down. Où la vue était toujours terne et sana exclamation à part que le froid qui nous rappelait que la montagne ne se laisse pas apprivoiser en claquant des doigts. C’est après un 4 heures de descente à ne plus finir que nous sommes revenus au stationnement après un 25 km dans le corps. Nous qui disaient avant de partir c’est juste le 42e et 45e, ça va être relax!!! Mais il ne faut jamais prendre rien pour acquis surtout pour une première de l’année.

La seconde journée a commencé les pieds dans la flotte encore après une nuit ou la pluie n’a pas cessée un seul instant de se faire entendre sur la tente. Nous avons la commande de se rendre vers les Tripyramid, le North et le Middle, comme leurs noms l’indiquent si bien ce sont 3 montagnes en forme de pyramide. Une montée par la Pine Bend Brook Trail, un sentier qui commence de façon très relax et plus que le sommet arrive la montée y est éprouvante et le froid se fait sentir de façon agressive surtout rendu au sommet du North Tripyramid à plus de 4180 pieds, le 32e pic du NH et la tête dans les nuages. Pour se rendre à la seconde étape de la journée, il a fallu faire un petit kilomètre sur la Mount Tripyramid Trail. Le Middle est le 35e sur la liste des 48 footers à plus de 4140 pieds, la vue est toujours moche mais quand même fier d’avoir réalisé ce 15 km dans des conditions pas évidente.

Sur le Middle Tripyramid

Marc dans la descente

Pour notre dernière journée c’était pour arpenter le 10e sommet : le Mont Moosilauke avec ses 4802 pieds, un sommet de toundra comme nous les aimons. La montée par la Beaver Brook Trail, une pente très raide en partant en suivant de nombreuses cascades, superbe comme paysage mais combien difficile après 2 œufs saucisses!!! La glace dans le sentier s’est mise de la partie, très glissant, il faut être vigilent. Avec l’altitude le froid commençait à se manifester et les arbres à rapetisser rendu sur le sommet le vent était très fort et le thermomètre devait osciller autour du point de congélation. Une expérience intense même si l’horizon était absent. Après un bref moment, deux, trois photos et c’est le temps de redescendre vers la voiture une bonne ride 15 km avant de revenir au Québec. De plus à ce moment le soleil c’est montré le bout du nez trop tard mais juste à temps pour nous dire aurevoir!!!

Marc sur le Moosilauke

 


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Photo de la semaine: Georges le crapaud!

Sujet: crapaud

Anecdote: Rencontré lors de l’ascension du mont North Tripyramid dans le New Hampshire

Date: 23 mai 2011


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Thivierge rejoint un groupe sélect d’aventuriers

Après le pôle Sud il y a deux ans, François-Guy Thivierge a maintenant conquis l’autre extrémité du globe. Lundi, aux environs de 14 h, l’alpiniste de Saint-Ferréol a ajouté une autre réalisation à sa collection de grandes expéditions en posant ses skis sur le pôle Nord.

Cette énième aventure de Thivierge lui permet ainsi de rejoindre un groupe sélect d’aventuriers, dont Bernard Voyer, qui sont seulement une cinquantaine à avoir atteint le plus haut sommet de chacun des sept continents et les deux pôles.

«Ça s’est bien passé. Il a fait très froid. Il y a eu beaucoup de passages difficiles», résume-t-il dans un enregistrement audio disponible sur son site internet.

Arrivé dans ce coin inhospitalier de la planète sous le soleil, Thivierge a dû affronter des températures quotidiennes avoisinant les -25 °C, en plus de goûter à une tempête hivernale. Chaque journée était composée d’une sortie de 15 à 18 kilomètres en skis de fond, avec une charge de près de 55 kg dans le traîneau attaché derrière lui.

Thivierge a réussi l’exploit en compagnie de son équipe et du renommé guide belge Alain Hubert. Il a toutefois dû patienter deux journées de plus que prévu avant de concrétiser ses visées en raison de la construction d’un poste d’atterrissage à la base russe de Barnéo.

L’attente supplémentaire a valu la peine, car il dit repartir avec d’innombrables souvenirs en tête. «On a eu beaucoup de plaisir à regarder ces beaux paysages. Des milliers d’images qui représentent un paquet de choses, puis ça te permet aussi de faire le tour de ta vie en une semaine. Ç’a été un super beau voyage intérieur.»

François-Guy Thivierge rencontrera les médias le lundi 18 avril à 10hrs au Café de la Vie, 600 rue Bouvier, Québec. Lors de ce point de presse, l’aventurier racontera son expédition et répondra aux questions des journalistes.

 


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Destination Cap Gaspé

Sac au dos dans le SIA Québec, voici nos impressions sur le  Mont Saint-Pierre


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SIA Québec: Destination Cap Gaspé

18 juillet j. 1 Mont Jacques-Cartier au Cabouron 13,7 km

Départ du Jacques-Cartier pour ce périple de 255,1 km le moral est chargé à bloc, nous sommes très enthousiasme et on veut se rendre à Cap Gaspé. Dans une forêt mixte le soleil est de la partie et le sentier est entretenue de façon impeccable. Au km 8 il a fallu faire une réserve d’eau de 4 litres chacun car au Cabouron la source d’eau est intermittente, donc le risque d’avoir de l’eau est s’amenuise avec les rare précipitation du mois de juillet. Avec tout ce liquide (pas de bière) le poids de mon sac dépasse les 40 livres…Je peux vous affirmer que les 5 derniers km furent plus difficiles avec en prime un festival…celui des moustiques. Le Cabouron est un refuge propre et tranquille. Tout ce liquide transporté fut inutile, et oui la source était au rendez-vous d’une clarté et d’une fraîcheur incomparable. Ce soir au menu spaghetti à la viande et gâteau au chocolat.

Vue du Cabouron

19 juillet j.2 Cabouron au Mont Saint-Pierre 21 km

Après une nuit mouvementée dans les murs du refuge (autoroute de souris) 5h00 on se lève pour marcher le matin afin d’éviter la chaleur écrasante, un départ canon sur un sentier de VTTavec un soleil de plomb. Beaucoup de mamans perdrix et leurs petits sur le sentier, nous avons croisé le premier randonneur hors parc depuis le début!!!Les 6-7 derniers km nous avons descendu pour atteindre le camping du municipal de Mont Saint-Pierre à 12h00, ça commence à sentir la mer….En PM nous avons vaché pour se remettre de nos 2 premières journées. Surtout que les premiers 2 premiers jours sont toujours plus difficiles, plus l’expédition avance plus je deviens fort.

Première vue du Fleuve de la vallée, Mont Saint-Pierre

20 juillet j. 3 Mont Saint-Pierre à l’Anse Pleureuse 17 km

Ce matin c’est la grâce matinée, lever à 7h00 car les 17 km qui nous attendent seront assez faciles (sauf la montée du mont Saint-Pierre). En avant midi nous avons enfin atteint la MER, nous en rêvions depuis un bout, j’en avais un peu marre de voir une épinette, un sapin, un boulot, une épinette, un sapin, un boulot…Par la suit nous avons emprunté la 132 jusqu’au pied du Mont-Saint-Pierre qui nous attendait avec une heure de montée soutenue mais la vue sur le village et la mer en valait vraiment la souffrance. Après quelques photos on a mis le cap sur Mont-Louis dans un sentier de VTT avec en prime une descente pas aux enfer mais à la mer…Après un bon dîner nous avons emprunté une trail qui passait au-dessus de la 132 qui nous amenait à l’Anse Pleureuse. Nous avons traversé le village pour atteindre le camping du village qui était très très rustique, je crois que l’Afrique est mieux équipé en tout cas les installations du SIA le sont. Pas de toilette, pas de douche…Un drôle de type qui en était le propriétaire. Je me demandais pourquoi le village portait ce nom, j’ai vite compris : Cela donne le goût de pleurer. Mais la vue sur la mer était superbe sans compter le coucher de soleil.

Vue imprenable du Mont Saint-Pierre

21 juillet j. 4 Anse Pleureuse à Manche d’Épée 21 km

Levé à 5h00 pour pouvoir marcher en matinée, pour partir, un 8 km sur la 132 entre cap et mer jusqu’à Gros Morne où nous avons pris une pause à l’épicerie du village. Des gens très sympathiques et plusieurs se bercent sur leur galerie à 9h00, ouin les journées doivent être longues dans la haute Gaspésie. Mes pieds commencent à me faire souffrir surtout sous la malléole gauche et en prime une belle ampoule, je crois bien que marcher sur l’asphalte sera pénible pour nos pauvres petit pieds. Après avoir appliquer du Tiger Balm et strappé le tout et la douleur s’est dissipée dans les bois en direction de Manche d’Épée. Rendu à la halte routière de Manche d’Épée nous avons constaté qu’il y avait un lean-to de construit, depuis peu de temps sur le bord de la grève avec en prime une porte patio. Après avoir pris ça cool pendant l’après midi sur le bord de la grève, la nuit s’annonce reposante au son des vagues.

Un lean-to sur la grève, ça vaut un hôtel 5 étoiles

22 juillet j.5 Manche d’Épée au Grand Sault 24 km

Partant du bord de la mer pour l’Arrière pays en direction de Rivière Madeleine le premier 3 km est en montée pour se rendre compte que nous avons reculé par rapport à notre point de départ mais la vue y est magnifique sur le village d’Épée. Par la suite la randonnée nous a donnée du fil à retordre, le sentier bien mal en point : des centaines arbres couchés dans le sentier nous ont donnés bien des sueurs. Sorti à Madeleine pour une pause bien méritée l’après-midi chaude en montée est à la fois facile mais très longue sur une route forestière. Le lean-to est située près d’un point d’eau très faible et la nuit des petites souris curieuses se promènent sur le plancher.

Il y en a qui ont rebaptisé le SIA

23 juillet j.6 Grand-Sault à Grande Vallée 19 km

Aujourd’hui nous mettons le cap vers Grande Vallée pour une nuit au motel, donc la motivation est au maximum. Le premier 9 km continu sur le chemin forestier facile pour ensuite embarquer sur une 132 sous un soleil de plomb que j’appréhende d’un mauvais œil. La côte pour se rendre au village relais sera ardue mais la vue sur le village à halte est imprenable. Après ces kilomètres à avaler de l’asphalte c’est le festival de l’ampoule sous mes pieds, un total de 5 me font souffrir de plus en plus. Maintenant c’est le temps de se relaxer, de guérir les petits bobos, se ravitailler, se changer ses vêtements et se gâter un peu en allant au resto. Le motel est bien apprécié.

Le village relais de Grande-Vallée

24 juillet j.7 Grande Vallée aux Cascades en passant par les Terrasses 30 km

Partis à 7h00 de Grande Vallée nous sommes allés déjeuner à la marée haute à l’extrémité est du village pour ensuite emprunter le sentier sur le bord de la mer sur les galets pendant 8 km jusqu’à Petite Vallée. Ensuite direction franc sud vers les Terrasses en passant par la Pourvoirie Beauséjour. La montées est costaude par section surtout celle des cordes qui ne finie plus. Arrivé au lean-to des Terrasses nous constatons que ce dernier a été écrasé par la neige. Maintenant 18 km que nous marchons en prenant le temps de vivre au rythme de la nature (lentement), il est 15h30 et nous décidons de faire la journée du lendemain soit 12 km pour aller coucher aux Cascades. Mes pieds me font souffrir comme jamais, les 5 ampoules rendre le parcours ardu. Après 11 heures de marche nous arrivons à destination…2 jours pour le prix d’un. C’est un bon deal!

La pourvoirie Beauséjour, un lac sur le bord du Fleuve

25 juillet j. 8 Refuge Cascades Repos

Il pleut à boire debout notre journées est faite de la veille, donc petit repos pour soigner les petites douleurs.

26 juillet j.9 Les Cascades à la Chute 25 km

Aujourd’hui un 24 km en passant vers St-Yvon où il nous reste 100 km avant la destination finale de ce bout du monde; Cap Gaspé. Ensuite nous avons rejoint l’Anse à l’Étang par la grève dans panorama de rêve pour ensuite retourner sur l’enfer de l’Asphalte pour ensuite retourner dans le bois vers le camping de la chute Jalbert nous sommes rentrées vers 15h00. Une journée sans histoire pas trop dure…

Saint-Yvon, un petit 100 km à faire

27 juillet j.10 La Chute aux Carrières 21 km

Toujours dans le bois à compter les arbres en direction de Pointe à la Renommée endroit où le phare voyageur est érigé. Le sentier est un peu vaseux mais on s’en sort assez bien. Après une pause au phare nous avons emprunté le bord de l’eau jusqu’à l’Anse à Valleau. Le vent est bon et très rafraîchissant, un bon samaritain nous donné un lift à l’épicerie de St-Maurice à quelques 15 km de l’Anse-à-Valleau pour y faire quelques provisions. Cela a fait un bien énorme pour le moral. Dans une trail assez difficile et mal entretenue cela ralentie la cadence et brime un peu l’enthousiasme, parce que la randonnée c’est aussi très psychologique…la source est très froide et bonne elle vient directement du sous-sol.

Pointe-à-la-Renommée, le phare voyageur

28 juillet j.11 Des Carrières à Rivière-au-Renard 20 km

Départ à 6h00 vers Rivière-au-Renard, le sentier est difficile et très sauvage, les pieds me font toujours mal mais la douleur est de moins en moins intense avec le temps il ne faut pas lâcher d’entretenir les ampoules à tous les soirs avec patience. On s’est égaré à deux reprises pourquoi? J’en ai aucune idée parce que le sentier n’a pas été nettoyé depuis un méchant boutte et aussi le facteur fatigue se fait sentir et la hâte d’arriver à Cap Gaspé dans quelques jours.. Malgré tout nous sommes sortis sain et sauf de cette journée de souffrance, je suis une personne qui adore souffrir et aujourd’hui j’ai été gâté à souhait. On sait qu’après cela c’est le Parc National de Forillon, et qui dit parc, dit sentier impeccable, une autoroute quoi!!! Arrivé à la 197 à Rivière-au-Renard, un bon monsieur comme tous les Gaspésiens rencontrer sur notre route, très serviable et sympathique. Il nous amènera vers la ville plus précisément au Caribou, un beau motel avec resto et parbus, car une boîte nous attends pour le dernier ravitaillement. La douche fera le plus grand bien!

Belle rencontre avec une salamandre rouge

29 juillet j. 12 Rivière-au-Renard aux Crêtes I 21 km

Aujourd’hui c’est un grand jour, la dernière étape : Forillon. Nous partirons de la 197 du Camping des Applaches. Comme prévu le sentier est d’une qualité supérieure, presque du tapis et le rythme est excellent malgré les montées à répétition, à notre arrivée aux Crêtes I nous avons eu la mauvaise surprise de voir que le ruisseau est à sec, une première arrière pays. Dans ma gourde il me reste un petit 500 ml tout juste pour me faire à souper et rien de plus, pas de lavage et nous devrons se brosser les dents avec un petit fond d’eau restant. La nuit sera sèche et un p’tit peu longue, moi qui a besoin d’eau en grande quantité industrielle…surtout lors d’expé.

Belle petite perdrix

30 juillet j. 13 Les Crêtes I à Cap Bon Ami 15 km

La dernière vraie journée de rando, à 6 heures nous étions déjà partis sans déjeuner, maintenant il faut trouver de l’eau pour pouvoir manger. Pendant 4 km pas d’eau, les ruisseaux plus secs les uns que les autres. Après une heure de marche enfin de l’eau pour satisfaire notre organisme déshydraté. Après un bon déjeuner sur les Crêtes avec en prime une vue saisissante sur le Rocher Percé. Maintenant nous mettons le cap sur le Mont St-Alban qui offre une vue sur le Cap Gaspé, Cap-des-Rosiers à l’est et à l’ouest le rocher Percé. Nous sommes arrivée au Camping de Cap Bon Ami vers 11h30 pour un dernier escale avant la récompense ultime : Cap Gaspé. En après-midi j’ai croisé Estelle et Jean-Luc deux marcheurs qui ont fait une partie du SIA. Nous avons passé la soirée en leur compagnie et deux autres voyageurs; Vincent et Samuel. Belle soirée à se raconter nos histoires d’aventures e se bidonner un peu. Demain, c’est le sprint final 9 km avant d’atteindre le but ultime : CAP GASPÉ!!!

Cap Gaspé est à notre portée…demain!!!

31 juillet j. 14 Cap Bon Ami à Cap Gaspé 9km

Aujourd’hui il n’y a pas de presse 9km pour mettre fin à ces 650 km à travers cette Gaspésie sauvage et belle à la fois. Ce matin je marche le cœur léger, avec une certaine fierté et en même temps déjà nostalgique, le décor sous mes yeux y est fabuleux et je marche à travers le patrimoine de Forillon (le quai de Grande Grave, la maison Blanchette, le magasin Hyman, le cimetière etc…) et la vie est belle en Gaspésie. Je ne sens plus mes ampoules ni mon sac, on dirait que l’excitation prend le dessus sur les petits bobos. Pendant notre dernier km nous avons vu notre premier ours qui traversait le sentier sans se soucier des autres et un porc épic qui nous attendait au Cap Gaspé . Rendu sur le Cap Gaspé je n’ai pas réaliser que c’était la fin, il faudra bien que je décante tout ça les prochains jours . Quelques photos et déjà nous repartons vers le stationnement pour enfin relaxer en famille!!!

Cap Gaspé et sa bécosse…on y arrive

Il nous attendait

 Nous y voilà… Mission Accomplie!!!

Je tiens à féliciter Maryse et Michel Brunet ainsi que Gaetan Létourneau pour avoir réussi leur expédition de 225 km du Mont Jacques-Cartier à Rivière-au-Renard. Bravo Groupe!!!


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La ruée vers l’Or: Voici les 10 chanceux !

Il y a déjà une semaine que les aventuriers de la Ruée vers l’or sont partis vers le Yukon en train de Montéal. L’émission sera diffusée sur les ondes de TVA et de TFO au cours de la saison 2010-2011.

Les Voici en compagnie Georges-Hébert Germain, à Montréal, prêts pour le grand départ !

Martin Clair

Drummondville (Québec)
Ingénieur
41 ans

Luc Lévesque

Clarence-Rockland (Ontario)
Technicien en mécanique et pompier volontaire
28 ans

Mario Dupont

Saint-Georges (Manitoba)
Étudiant en éducation
22 ans

Samuel Olmedo-Evans

Montréal (Québec)
Débardeur
27 ans

Louise Fournier

Piedmont (Québec)
Entraîneur de ski
51 ans

Guillaume Paradis

Normandin (Québec)
Ingénieur junior en environnement
27 ans

Chantale Germain

Mont-Tremblant (Québec)
Marketing – Communication
42 ans

Catherine Provost

Chicoutimi (Québec)
Responsable en communication
25 ans

Caroline Gourde

Lévis (Québec)
Enseignante en soins infirmiers
27 ans

Hugues Gagnon Boisvert

Princeville (Québec)
Ingénieur géologue
31 ans


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